Les mots de l'esprit

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Alchi_
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Messagepar Alchi_ » 23 août 2009, 17:08

Si vous avez des bonnes petites formules toutes faites pour briller en société et qui font de l'effet c'est ici qu'il faut les poster.

Je commence:

" Quand on achète une maison, on regarde les poutres ; quand on prend une femme, il faut regarder la mère. "

Une phrase assurément pleine de sagesse et que j'ai par le passé utilisé en vrai. Je ne ferais jamais ma vie avec une fille dont la vieillesse a agis avec cruauté sur sa mère. C'est ça être un visionnaire.
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Ajax
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Messagepar Ajax » 25 août 2009, 21:14

"Je suis anarchiste : c'est que je n'aime ni recevoir ni donner d'ordre", anonyme, guerre d'Espagne.

"L'archéologue est le meilleur des maris car plus sa femme vieillit, plus il s 'intéresse à elle" de je-sais-plus-qui mais un Anglais...
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Messagepar Albat » 27 août 2009, 15:57

"il pleuvra de la merde avant que Camara rejoue au foot" un mec avec 95Kg de couilles

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Alchi_
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Messagepar Alchi_ » 27 août 2009, 15:59

Il n'avait pas tord puisqu'ensuite Camara joua à l'ASSE puis au PSG.
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gus
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Messagepar gus » 27 août 2009, 16:36

... et 2-3 fois en EDF

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Messagepar Eric ZeMourinho » 27 août 2009, 17:05

En même temps, vu la composition de la flotte qui tombe, il a pas tord non plus de point de vue là...
There is only one Steven Gerrard !

Daguinovitch a écrit :L'OM est un club de merde.

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Re: Les mots de l'esprit

Messagepar Alchi_ » 04 juil. 2010, 18:59

Dit à une fille sur MSN: "J'aime pas cracher dans la soupe mais j'aimerai cracher dans ta bouche." Et la fille a continué de parler avec après ça.
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Axel Remaster

Re: Les mots de l'esprit

Messagepar Axel Remaster » 04 juil. 2010, 21:20

Mr Valentine a écrit :Dit à une fille sur MSN: "J'aime pas cracher dans la soupe mais j'aimerai cracher dans ta bouche." Et la fille a continué de parler avec après ça.

Et pendant ? Elle parlait encore ?

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Re: Les mots de l'esprit

Messagepar Alchi_ » 04 juil. 2010, 21:50

Faudrait que je transforme cette image en réalité pour savoir.
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Axel Remaster
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Re: Les mots de l'esprit

Messagepar Axel Remaster » 07 déc. 2012, 21:19

Un forumeur, joueur d'échecs, qui fréquente un forum d'échecs est un spécialiste des grandes citations. Il en a une collection vraiment savoureuse. Elles traitent certaines des échecs, d'autre de la philosophie, mais elles sont pour la plupart désopilantes (ou fascinantes si l'on est joueur d'échecs). Je vous les livre :

Sur les Echecs :

"L'homme sage commence à la fin, l'idiot termine au début" (source inconnue).

"Je donne 98% de mon énergie mentale aux échecs. Les autres n’en donnent que 2%" (R. Fischer).

« The aesthetic sense functions as strongly in science as it does in the arts » (U. Roze, à propos des travaux de Monod et Jacob, cité dans le « Fischer » d’E. Agur).

« Aesthetic qualities are important in science, and necessary, I think, for great science »( R. Penrose, ibidem).

« N’est-ce pas déjà les limiter injurieusement que d’appeler les échecs un jeu ? » (Stefan Zweig).

"Tout ce qui me manque dans la vie, je le trouve dans les échecs ! Ce jeu ressemble pourtant à un amant cruel qui vous fait terriblement souffrir" (Julia Arias-Lebel).

"N'êtes-vous pas Mister Maïsès ? -- Non, je suis Maïster Miiiesès" (J.Mieses).

"Patt sir ! -- Patzer vous-même" (J.Mieses).

"The real question is not whether machines think, but whether men do" (B.F. Skinner)

"Don't worry ! For every move he gets, you get one back" (J. Hodgson).

"Aucune partie d'échecs jouée, aucun problème composé par un buveur d'eau ne peuvent connaître un succès durable" (Horace, qui parlait en réalité des poèmes).

"Est-il vrai, Lajos, que vous travaillez les Echecs huit heures par jour ? -- Pourquoi cette question ? Les gens disent que vous-même travaillez huit heures par jour. -- Mais ils pensent que je suis fou" (conversation entre Fischer et Portisch).

"Une partie d'échecs se divise en trois phases : la première, où vous espérez avoir l'avantage, la deuxième où vous croyez avoir l'avantage, la troisième... où vous savez que vous allez perdre" (X. Tartacover).

"Il était impossible de gagner contre Capablanca ; contre Alekhine, il était impossible de jouer" (P. Kérès).

"Un pion isolé ne doit pas être bloqué, il doit être pris" (B. Larsen).

"Si un exemple vous paraît peu clair, revenez-y plusieurs fois. Toujours perplexe ? Révisez la section entière, encore et toujours, jusqu'à ce que vos doigts ne parviennent plus à tourner les pages, que vos yeux fatigués ne perçoivent les contours de l'échiquier que dans un brouillard et que vous désiriez ne jamais vous être intéressé aux Echecs" (Y. Seirawan).

"Les Echecs ne sont pas pour les âmes timides. Ils requièrent un homme entier, qui ne s'arrête pas aveuglément à ce qui a été déjà établi, mais qui tente individuellement de sonder les profondeurs du jeu" (W. Steinitz).

"J'ai encore oublié mes allumettes. Ce que c'est de manquer de mémoire..." (Alekhine priant qu'on lui allume sa cigarette en pleine séance de simultanées à l'aveugle -- raconté par M. Cebalo).

"Dans mon pays, à ce moment-là, être champion d'échecs signifiait être un roi. Mais quand vous êtes roi, vous sentez que vous avez beaucoup de responsabilités, et il n'y a personne pour vous aider" (B. Spassky).

"Peut-être que les Echecs sont utiles pour la simple raison qu'ils démontrent aux enfants que penser n'est pas ennuyeux" (D. Norwood).

"Gagner est tout… perdre n’est rien" (E. Mednis).

"On a dit que la vie n’est pas assez longue pour les échecs, mais c’est la faute de la vie, pas des échecs" (I. Chernev).

"Lorsque j'ai gagné le titre, j'ai été confronté au monde réel. Les gens ne se comportent plus naturellement : l'hypocrisie est partout" (B. Spassky).

"Rien de nouveau n'a été trouvé dans le traitement des positions ouvertes après Morphy" (M Botvinnik).

"Ayant été proche des artistes et des joueurs d'échecs, je suis arrivé à la conclusion personnelle que bien que tous les artistes ne soient pas des joueurs d'échecs, tous les joueurs d'échecs sont des artistes" (M. Duchamp).

"Les réformistes prétendent que les progrès de la théorie conduiront à la disparition des Echecs, et qu'il faut, pour leur rendre vie, en remanier les règles. En réalité, qu'exprime cette affirmation ? Le mépris de l'intuition, de l'imagination et de tous les autres éléments qui font des Echecs un art" (A. Alekhine).

"Les erreurs sont comme les malheurs, elles n'arrivent jamais seules" (S. Tarrasch).

"Aux Echecs, vous devez jouer l’ouverture comme un livre, le milieu de jeu comme un magicien et la finale comme une machine" (attribuée à R. Spielmann, mais en réalité bien antérieure).

"L'intervention de l'arbitre ne doit pas créer plus de problèmes qu'elle n'en résout... Être efficace et discret au risque de paraître inutile" (St. Escafre, dit Arbitro).

"Seul le joueur ayant l’initiative a le droit d’attaquer" (W. Steinitz).

"Les échecs rendent l'homme plus sage et clairvoyant" (Vladimir Poutine, qui ne précise pas comment était Kasparov avant de jouer aux échecs).

"Ne jouez jamais un bon coup trop rapidement" (J. Mason).

"L'échange des dames est un coup dur pour les deux adversaires" (F. Pottcher "commentant" Spassky-Fischer).

"J'ignore ce qui adviendra du reste de ma vie, de ma carrière, mais je ne puis ni ne veux vivre dans un pays qui vole aux gens le sens du respect de soi" (V. Kortchnoï en 1976, au moment de sa "dissidence").

"An asiatic despot, more ape than man" (N. Short parlant de Kasparov).

"Il vaut mieux ne pas réfléchir du tout que de ne pas réfléchir assez" (Tristan Bernard).

"Truth can be stranger than fiction" (Bee Gees).

"Je sens que je progresse à ceci que je recommence à ne rien comprendre à rien" (C. F. Ramuz).

"Les tricheurs ne connaissent pas la vraie joie de gagner" (M. Sachs).

"Fais bien, tu auras des envieux. Fais mieux, tu les confondras" (B. Franklin, cité par A. Lapierre dans une lettre à V. Halberstadt).

"Les échecs sont un jeu de chance. Un joueur doit seulement réagir aux occasions et possibilités venant de l'extérieur, qu'il ne peut qu'espérer et attendre. La compréhension profonde du facteur chance, l'acceptation de sa propre passivité, n'est donnée qu'aux très forts et même, pour la plupart, seulement quand ils avancent en âge" (J.-H. Donner).

"Le résultat d'une partie d'échecs dépend beaucoup moins des efforts fournis par le joueur qu'on ne le croit généralement. Sa tâche se réduit donc à chercher les meilleurs coups possibles, sans se soucier du résultat" (A. Beliavsky).

"Gagner une partie par chance donne plus de joie et de satisfaction qu'après un jeu correct. Il m'apparaît d'ailleurs de plus en plus qu'on ne réalise jamais réellement de partie présentable" (J.-H. Donner).

"Je suis sûr que Steinitz serait devenu champion du monde s'il était né à notre époque" (A. Yusupov).

"Votre seul travail dans les ouvertures est d'obtenir un milieu de partie jouable" (L. Portisch).

"Comment je me préparais pour mes parties ? Je ne faisais rien. Avant la partie, je tirais à pile ou face pour décider de la manière dont j'allais ouvrir le jeu" (R. Kholmov).

"Personne ne nie l'extraordinaire talent d'Anand ni sa force pratique, mais l'abus de l'ordinateur a développé en lui un automatisme indésirable, et très fréquemment ses décisions sont superficielles, exemptes de profondeur" (A. Karpov).

"A talent égal, l'intelligence l'a emporté" (A. O'Kelly commentant Kérès-Geller 1962).

"Lorsque ces caractéristiques ne se présentent pas, [...] les Cavaliers se comportent un peu comme des canards obligés de se promener hors de l'eau. En revanche, les Fous [...] peuvent brusquement fondre sur la position adverse comme un vautour sur sa proie" (A. O'Kelly).

"Notre tigre "nage", ce qui n'est guère indiqué pour le poil d'un félin" (A. O'Kelly commentant la 1ère de Petrossian-Botvinnik 1963).

"Dans les cercles féministes, on entend souvent que les femmes auraient été opprimées par les hommes pendant des siècles, ce qui aurait nui au développement de leurs qualités intellectuelles. Mais en réalité, la répression sociale stimule précisément les forces intellectuelles, de sorte que ce serait plutôt l'oppression par les femmes qui aurait conduit les hommes aux échecs. J'ai toujours été surpris qu'aucune de ces championnes du féminisme ne donne la vraie raison, qui tient à cette incompatibilité : les parties d'échecs (de dames, de go, de mah-jong, de backgammon etc.) sont à l'opposé du contact humain" (J.-H. Donner).

"Aux échecs, beaucoup de gens jouent, mais peu comprennent. Au football, peu de gens jouent, mais tout le monde comprend" (A. Karpov).

"Je n'oserais même pas essayer de juger cette position" (B. Gelfand à propos d'une variante de sa partie contre Kasparov, 1990).

"Karpov m'a souvent battu avec les Blancs, mais une seule fois après 1 d4, et seulement parce que j'ai trop voulu gagner. Car il devait s'appuyer alors sur son sens commun, et dans ce domaine il est moins fort que moi... D'une façon générale, quand on choisit 1 d4 plutôt que 1 e4, c'est signe qu'on prend de l'âge !" (V. Kortchnoï).

"Je crois beaucoup à la chance et j'ai remarqué que plus je travaillais, plus j'en avais" (Th. Jefferson cité par Kasparov).

"Je ne suis pas un bon entraîneur, car je ne suis capable de produire des idées sérieuses qu'en état de haute concentration, auquel je parviens seulement dans une partie de tournoi" (A. Beliavsky).

"[Karpov] avait été mon entraîneur personnel durant les cinq mois de cet affrontement sans relâche... Je n'aurais jamais pu rester au sommet aussi longtemps sans l'enseignement dispensé par Karpov sur mon jeu et mes faiblesses" (G. Kasparov à propos du match-marathon de 1984).

"Il était évident que je ne parvenais pas à jouer comme un grand-maître. Je décidai donc, au moins, de m'habiller comme un grand-maître. Je commençai à porter costume et cravate..." (N. Short).

"[Les ordinateurs calculant mieux que nous] d'où vient notre supériorité ? Dans l'esprit de synthèse, la capacité à combiner la créativité et le calcul, l'art et la science, dans un ensemble qui est bien davantage que la somme de chacun [de ses éléments]" (G. Kasparov reprenant au fond la phrase d'A. de Benoist -- après Confucius -- : "le tout est bien davantage que la somme des parties").

"Mes parties ? C'est de la couille !" (J. Maklès, champion de France 1970).

"Tout ce qui est beau est mien" (P. Balcaen).

"Prends-le par les couilles, mais seulement une, pas les deux" (Spassky livrant obligeamment à Kasparov le secret pour battre Petrossian).

"Les ordinateurs sont inutiles, ils ne savent que donner des réponses" (phrase attribuée par Kasparov à... Picasso).

"Les échecs sont un jeu terrible. Si vous n'avez pas le centre, votre adversaire a une position plus libre. Par contre, si vous avez le centre, alors vous avez vraiment quelque chose pour laquelle vous devez vous inquiéter" (S. Tarrasch).

"Je le hais et fuis, de ce qu’il n’est pas assez jeu, et qu’il nous ébat trop sérieusement ; ayant honte d’y fournir l’attention qui suffirait à quelque bonne chose" (Montaigne).

"Si l'étudiant se force à examiner tous les coups qui font mal, en regardant en premier les coups absurdes, alors il est sur la voie pour devenir un maître en tactique" (C. Purdy).

"Fischer était un individu et moi aussi. Aujourd'hui, les joueurs ont des entraîneurs, des médecins, des cuisiniers, des psychologues et des parapsychologues. Le championnat est devenu un combat entre deux grandes fermes collectives" (B. Spassky).

"Un jour, vous donnez une leçon à votre adversaire et le lendemain, c’est lui qui vous en donne une" (R. Fischer).

"La créativité arrive quand on domine la capacité à mettre en relation différents moments de sa propre expérience, qui à première vue ne semblent pas directement reliés" (A. Shirov, à propos de son ...Fh3!! contre Topalov, rappelant qu'une idée similaire avait été jouée par Andersson sept ans plus tôt).

"Vous avez un échiquier de 64 cases, et il est si profond que même dix Kramnik ne peuvent savoir quel est le meilleur coup. Parfois, vous vous sentez simplement perdu. Vous ne pouvez sentir le sol" (V. Kramnik).

"Ceux qui disent qu’ils comprennent les Echecs, ne comprennent rien" (R. Hübner).

"Les deux premières parties eurent un effet dévastateur, quand je compris que j'allais devoir jouer des finales" (Kasparov, parlant de son match contre Kramnik en 2000).

"L'excuse du manque de temps est comparable à celle de l'assassin qui soutient qu'il était ivre au moment du crime. Chez un maître expérimenté, l'incapacité de gérer la pendule est aussi grave qu'une faute de calcul" (A. Alekhine).

"On n'a jamais que l'âge auquel on a commencé à jouer aux échecs, car après on cesse de vieillir" (J.R. Capablanca).

"Les échecs sont à la logique ce que la musique est à l'acoustique" (M. Botvinnik).

"Ne dites pas qu'il s'agit d'un problème difficile. Si la chose n'était pas difficile, ce ne serait pas un problème" (maréchal F. Foch).

"Ecole soviétique d'échecs : un non-sens, bien sûr... Je crois qu'existent des écoles nationales d'échecs, mais non des écoles idéologiques d'échecs. Il y a plutôt une mentalité juive, une mentalité russe, une mentalité allemande, etc. [...] La presse aime bien certains stéréotypes. Par exemple, le slogan de la révolution française était "liberté, égalité et fraternité". Pourtant ces idées sont parfaitement contradictoires : s'il y a "liberté", il n'y aura pas "égalité". Mais c'est le genre de stéréotypes que les gens aiment, il y aura donc une école soviétique d'échecs et une école fasciste d'échecs !" (B. Spassky).

"Les échecs ont toute la beauté de l'art, et beaucoup plus. Ils ne peuvent pas être commercialisés. Ils sont beaucoup plus purs que l'art dans sa position sociale" (M. Duchamp).

"Désormais, nous ne travaillons plus aux échecs. Nous regardons juste le stupide ordinateur, nous suivons les dernières parties et trouvons de petites améliorations. Nous avons perdu la notion de profondeur" (E. Bareev).

"Je veux mettre en garde les partisans de mesures extrêmes qui veulent rompre avec le passé et ne plus jouer que dans des tournois semi-rapides... Nous nous priverions d'une phase essentielle [où] l'on perfectionne la capacité à pénétrer en profondeur dans l'analyse d'une position, la critique de soi-même, la persévérance dans la poursuite du but... Peut-être devrions-nous accorder plus d'attention à la voix de nos ancêtres qui conseillaient de rechercher la juste mesure dans tous les actes de notre vie quotidienne" (L. Polougaievsky).

"Est-ce que vous réalisez que Fischer n’a presque jamais eu de mauvaises pièces ? Il les échange et les mauvaises pièces restent avec l’adversaire" (Y. Balachov).

"Deep Fritz est comme tous les autres GMI, sauf qu’il ne vous rejoint pas dans un bar après une partie" (V. Anand).

"Pendant une compétition, un maître d'échecs doit être une combinaison entre une bête de proie et un moine" (A. Alekhine).

"Celui qui est partout, n'est nulle part" (Sénèque, cité par B. Gelfand après sa victoire contre Kramnik en 1994).

"L'homme est une créature légère et illogique : semblable au joueur d'échecs, il n'aime que le processus du but à atteindre, non le but lui-même" (F. Dostoïevsky).

"J'ai vu le vaincu d'échecs jouer des années durant dans l'espoir de la fête de la victoire. Car tu es plus riche de ce qu'elle existe si même elle n'est point pour toi. Ainsi de la perle du fond des mers" (A. de Saint-Exupéry).

"Le travail est de l'amour rendu visible" (Kh. Gibran).

"Mon univers est devenu très étroit à présent, mais un joueur d'échecs est habitué à cela" (J.-H. Donner après sa quasi totale paralysie).

"Aux échecs comme dans la vie réelle, les titres sont recherchés uniquement par ceux dont le nom a trop peu d'éclat par lui-même" (J. Beasley).

"Les accusations indéfinies de malhonnêteté concernant les joueurs d'échecs ont pour résultat une information internationale. Les preuves bien définies de malhonnêteté concernant les écrivains d'échecs ont pour résultat un silence international" (E. Winter).

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Petite cinématographie :

"Elle m'a dit que j'étais vieux, laid et con -- Vous avez de la chance, habituellement elle part sans donner d'explications" ("On ne meurt que deux fois").

"Ici, la loi s'arrête et moi, j'interviens" (S. Stallone dans "Cobra").

"Essayez de faire pendant 24 heures comme si vous n'aviez jamais existé : vous verrez qu'au fond, vous avez fait beaucoup de bien autour de vous" (James Stewart dans "La vie est belle" de F. Capra).

"Si l'on veut des résultats, on est dans l'illégalité 24 heures sur 24" ("L 627").

"Il faut donner aux gens de quoi faire vomir les singes du Jardin des Plantes" (J.-P. Marielle dans "On aura tout vu").

"Mon nom est Wenceslas Voboroïtchik -- Ce n'est pas ma faute" (P. Fresnay et A. Luguet dans "Le dernier des six").

"Pourquoi faites-vous tout cela pour nous ? -- Si je vous le disais, vous ne comprendriez pas" (Marianne Koch et Clint Eastwood dans "Pour une poignée de dollars").

"Ne vous inquiétez pas, il ne risque rien : son ange gardien est surentraîné" ("La chèvre").

"La différence entre un con et un voleur : le voleur, de temps en temps, se repose" ("Le guignolo").

"C'est le propre des femmes d'être illogique" (Marlène Dietrich dans "Angel").

"Ceux qui ont les femmes ne sont pas ceux qui les méritent" ("Angèle").

"Vous l'aimez parce qu'il vous outrage" (Richard Basehart à Claire Bloom dans "Les frères Karamazov").

"Comment faites-vous pour écrire si bien sur les femmes ? -- J'écris au masculin, et je soustrais la logique et les responsabilités" (réplique de Jack Nicholson dans "Pour le pire et pour le meilleur").

"Je ne suis pas de la race de ceux que l'on jette dehors" ("Les enfants du paradis").

"Je suis ancien combattant, militant socialiste et bistrot. C'est dire si dans ma vie j'en ai entendu, des conneries..." (Robert Dalban dans "Un idiot à Paris").

"Laissez les morts enterrer les morts -- L'ennui, c'est qu'avec vous, les vivants ne valent guère mieux" (Paul Newman et Diane Cilento dans "Hombre").

"Je suis la colère de Dieu, qui d'autre est avec moi ?" (Klaus Kinski dans "Aguirre").
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Et aussi :

"La différence entre une démocratie et une dictature, c'est qu'en démocratie tu votes avant d'obéir aux ordres. Dans une dictature, tu ne perds pas ton temps à voter" (Ch. Bukowski).

"Si un homme et une femme qui s'aiment sont comme deux moitiés d'une pomme, deux hommes qui aiment la même femme sont comme deux moitiés d'une poire" (S. Guitry).

"Il faut mettre la morale si haut qu'elle devienne un plaisir, un plaisir barbare plus voluptueux que les drogues de la décadence" (M.-E. Nabe).

"Le parlementarisme : une minorité de charlatans issue d'une majorité d'ignorants" (P. Bourget).

"Je demande à un chef d'état les qualités que je demande à mon cocher : qu'il conduise, et ne m'adresse pas la parole" (A. de Vigny).

"Le dramatique de la vieillesse, ce n'est pas qu'on se fait vieux, c'est qu'on reste jeune" (O. Wilde).

"Mon âme à Dieu, ma vie au Roi, mon coeur aux dames, mon honneur à moi" (F.-A. de Charette de la Contrie).

"Les snobs sont les parasites de l'art comme les politiciens sont les parasites de la politique" (Ch. Péguy).

"J'aime les paysans, ils ne sont pas assez instruits pour être bêtes" (Ch.-L. de Montesquieu).

"Si les impuissants savaient combien la nature fut maternelle pour eux, ils béniraient le sommeil des glandes et le vanteraient aux coins des rues" (E.-M. Cioran).

"Le propre des imbéciles est de se moquer des idiots ; le propre des idiots est de ne pas pouvoir se moquer des imbéciles" (source inconnue).

"Tout chrétien sans héroïsme est un porc" (L. Bloy).

"Ne rien faire, faire faire, ne rien laisser faire" (Napoléon).

"L'ennui est que nous ne pouvons pas tomber entre les bras des femmes sans tomber en même temps entre leurs mains" (S. Guitry).

"La servitude abaisse les hommes jusqu'à s'en faire aimer" (Vauvenargues).

"Sun is not yellow, it's chicken" (B. Dylan).

"Je suis si peu compris qu'on ne comprend même pas mes plaintes de ne pas l'être" (S. Kierkegaard).

"Le réactionnaire est celui qui prend des lanternes pour des vessies" (source inconnue).

"Vous ne pouvez compter sur personne. Sinon sur Dieu et sur vous-même. Et dans cet ordre" (Ch. Daniels).

"To be is to do -- Descartes ; to do is to be -- Kierkegaard ; -- do be do be do -- Sinatra".

"Le malheur des hommes vient d'une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre" (B. Pascal).

"Les femmes n'interviennent jamais dans mes romans. Parce qu'elles parleraient tout le temps et que les autres personnages ne pourraient plus rien dire" (J. Verne).

"La puissance ne consiste pas à frapper fort ou souvent, mais à frapper juste" (Balzac).

"Gémir, pleurer, prier est également lâche" (A. de Vigny).

"Je n'accepte que la grandeur" (L. Farigoule alias Jules Romains).

"Nos politiciens fantasment sur des dangers imaginaires, pour ne pas affronter les dangers réels" (J. Cau).

"Quand un vrai génie apparaît en ce bas monde, on le peut reconnaître à ce signe que les imbéciles sont tous ligués contre lui" (J. Swift).

"Quand Nietzsche écrivait que la bonté des singes lui faisait douter que l'homme en eût pu descendre, il s'illusionnait sur les qualités de ces quadrumanes avides, cruels et lubriques. Ce sont bien les aïeux qu'il nous fallait" (J. Rostand).

"Do you take me for such a fool to think I'd make contact with the one who tries to hide when he don't know to begin with ?" (B. Dylan).

"On peut venger quelqu'un, mais se venger soi : non ! ... N'être jamais parmi ceux qui haïssent, plutôt parmi ceux que l'on hait : on y est en meilleure compagnie" (S. Guitry).

"Reconnaître à l'homme des droits sans lui imposer des devoirs, c'est le corrompre. Lui imposer des devoirs sans lui reconnaître des droits, c'est l'avilir" (Ph. Pétain).

"C'est déjà dur d'être pauvre, s'il fallait en plus se priver..." (P. Morand).

"Dès qu'il y a unanimité médiatique sur un sujet, c'est qu'il y a désinformation" (V. Volkoff).

"Nul ne peut veiller sur sa solitude, s'il ne sait se rendre odieux" (E.-M. Cioran).

"Name me someone who's not a parasite and I'll go out and say a prayer for him" (B. Dylan).

"Venez, la soirée sera pavée de jolies femmes -- J'accours ventre à terre" (S. Guitry).

"Si le fou persévérait dans sa folie, il rencontrerait la sagesse" (W. Blake).

"Que l'homme n'aime rien, et il sera invulnérable" (Tchouang-Tse).

"Le silence est la seule chose en or que les femmes détestent" (S. Guitry).

"Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles... lorsque les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors c'est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie" (Platon).

"Les amis font toujours plaisir ; si ce n'est quand ils arrivent, c'est quand ils partent" (A. Karr).

"En France, on laisse en repos ceux qui mettent le feu et l'on persécute ceux qui sonnent le tocsin" (Chamfort).

"Il ne suffit pas d'avoir de l'esprit. Il faut encore en avoir assez pour s'abstenir d'en avoir trop" (A. Maurois).

"La démocratie est le pouvoir, pour les poux, de manger les lions" (G. Clémenceau).

"La démocratie, c'est l'art de diriger le cirque à partir de la cage des singes" (H. L. Mencken).

"A la nomination par une petite minorité corrompue, la démocratie substitue l'élection par une masse incompétente" (G. B. Shaw).

"La démocratie n'est plus qu'une façade derrière laquelle agissent constamment des mafias de toutes sortes, poursuivant des objectifs qui, s'ils étaient réellement connus, seraient rejetés par la presque totalité du peuple français" (M. Allais).

"Les Français se sont fait connaître comme les plus habiles architectes de destruction qui aient jusqu'à présent existé dans le monde. Dans ce court espace de temps, ils ont complètement détruit jusqu'aux fondements de leur monarchie, leur église, leur noblesse, leurs lois, leurs revenus publics, leur armée, leur marine, leur commerce, leurs arts et leurs manufactures... Eussions-nous conquis la France, nous devrions rougir qu'une commission anglaise, envoyée pour son gouvernement, imposât aux Français des lois aussi dures, aussi destructrices de leur importance nationale, que celles qu'ils se sont imposées eux-mêmes" (E. Burke, discours du 9-2-1790).

"Dites au Roi de faire le roi. Tout est là" (A. de Rivarol répondant à Malesherbes).

"Si je suis blanc et vote pour quelqu'un de ma race, je suis raciste. Si je suis noir et vote pour quelqu'un de ma race, je suis loyal. Si je suis blanc et vote pour un candidat noir, j'ai les idées larges. Si je suis noir et vote pour un candidat blanc, je suis un oncle Tom" (W. Raspberry).

"Un antisémite était quelqu'un qui n'aimait pas les Juifs. Aujourd'hui, c'est quelqu'un qui n'est pas aimé des Juifs" (L. Farrakhan).

"All my fathers have gone down : true love, they've been without it.
But all their daughters put me down, because I don't think about it" (B. Dylan).

"Je ne connais rien de plus réjouissant, de plus réconfortant, que le spectacle d'un homme qui reçoit de main de maître une beigne qu'il a cherchée" (G. Courteline).

"Les analphabètes étaient naguère ceux qui n'avaient jamais mis les pieds à l'école. Aujourd'hui, ce sont ceux qui en sortent" (P. Guth).

"Si nos éducateurs étaient des chirurgiens, il y aurait du sang partout" (P. Debray-Ritzen).

"Voulez-vous qu'on croie du bien de vous ? N'en dites pas" (B. Pascal).

"Les femmes, au contraire des hommes, vont de l'affection au désir" (H. de Montherlant).

"S'il y a quelqu'un qui doit tout à Bach, c'est bien Dieu !" (E.-M. Cioran).

"La vie est une maladie mortelle sexuellement transmissible" (J. Ferré).

"Une cuirasse contre le plaisir, une toile d'araignée contre le danger" (Marie de Rabutin dite marquise de Sévigné, à propos du préservatif).

"Le désir érotique est la ruine des esthétiques intellectualistes" (S. Dali).

"Le procès de tendance consiste à poursuivre des personnes, pour opinions d'abord, et ensuite pour des opinions qu'elles n'ont pas, mais qu'il ne serait pas impossible qu'elles eussent, si elles en avaient d'autres que celles qu'elles ont" (E. Faguet décrivant prémonitoirement la "police de la pensée").

"France de tes malheurs tu es cause en partie Je t'en ay par mes vers mille fois avertie, Tu es marâtre aux tiens, et mère aux étrangers Qui se moquent de toi quand tu es aux dangers" (P. de Ronsard).

"On me dit tant de mal de cet homme-là, et j'en vois si peu, que je commence à soupçonner un mérite importun qui éteint celui des autres" (J. de La Bruyère).

"Les hommes de mauvais caractère sont souvent, tout simplement, des hommes de caractère contrés par des gnomes" (A. Brassié).

"C'est à partir d'une déraison que se durcit une volonté... On est, on devient, non grâce à des raisons mais par quelque folle innocence d'un rêve" (J. Cau).

"Puisque nous sommes vilains, nous serons bien hardis" (B. du Guesclin).

"Donner à une femme du raisonnement, des idées, de l'esprit, c'est mettre un couteau dans la main d'un enfant" (H. Taine).

"La fonction du journaliste est de détruire la vérité, de pervertir, d'avilir, de ramper aux pieds de Mammon et de se vendre lui-même, de vendre son pays et sa race..." (J. Swinton, ancien rédacteur en chef du New York Times).

"Notre travail ne consiste pas à donner aux gens ce qu'ils souhaitent, mais bien ce que nous jugeons qu'ils devraient souhaiter" (Richard Salant, ancien président de CBS News, le 10-06-1985).

"Beaucoup de braves gens n'ont pas encore réalisé que, pour survivre dans la dignité ou pour survivre tout court, il va leur falloir devenir des gens braves" (J. Madiran).

"On a craché à la figure du lâche ; et le lâche a dit : il pleut" (proverbe libanais).

"L'ordre, la tranquillité publique, le développement de l'éducation et de la culture, le prestige, la cohésion nationale, tout cela nous admettons qu'on aurait pu l'obtenir avec d'autres personnes ; avec d'autres principes, non" (A. de Oliveira Salazar).

"Il faut vivre comme on pense sinon, tôt ou tard, on finit par penser comme on a vécu" (P. Bourget).

"Les sociétés modernes veulent "rester jeunes" : signe qu'elles ne le sont plus. Personne ne veut vieillir : signe que tout le monde est vieux... Une jeunesse de révoltés est un danger. Une jeunesse de moutons est un désastre" (A. de Benoist en 1982).

"Les esclavagistes d'aujourd'hui réalisent ce que ceux d'hier n'auraient même pas rêvé : se prémunir contre toute révolte en arrivant à persuader l'esclave qu'il est libre" (source inconnue).

"Les lois antiques avaient fini par faire de l'esclave presque un homme, tandis que les lois actuelles font de l'homme moins qu'un esclave" (E. Drumont).

"La société et la culture ont été corrompues et empoisonnées par les rats, sortis de leurs égouts, qui sont entrés dans nos foyers à travers les canaux de la télévision, ce cancer de l'esprit. La TV est devenue l'instrument de corrosion et de lavage de cerveau le plus subtil et le plus rapide des nouvelles générations. Elle diffuse quotidiennement la fausse culture du mensonge, la fausse vérité historique, l'anti-humanité. Le spectateur est passivement assis, la bouche grande ouverte comme chez le dentiste, avec cette seule différence qu'on va chez le dentiste se faire soigner la carie, tandis que les faméliques personnages télévisuels, ni hommes ni femmes, copies conformes de l'anti-homme, propagent la carie des cerveaux" (J. Anouilh).

"On m'arrange assez mal à propos de mon livre, mais je n'ai pas supposé que je pouvais venir dire aux populations actuelles : vous êtes en décadence complète, votre civilisation est un bourbier, votre intelligence une lampe fumeuse, vous êtes déjà à moitié au tombeau, sans qu'on me répondît vertement... N'admirez-vous pas ces Américains, qui croient que je les encourage à assommer les nègres, qui me portent aux nues pour cela, mais qui ne veulent pas traduire la partie qui les concerne ?" (A. de Gobineau, lettre à Prokes-Osten).

"Etre de gauche ou de droite, c'est choisir une des innombrables manières qui s'offrent à l'homme d'être un imbécile : toutes deux, en effet, sont des formes d'hémiplégie morale" (J. Ortega y Gasset).

"L'homme le plus haut doit être aussi sur la terre le maître le plus haut. Il n'y a pas de plus dure calamité, dans toutes les destinées humaines, que lorsque les puissants de la terre ne sont pas en même temps les premiers hommes. C'est alors que tout devient faux et monstrueux, que tout va de travers" (F. Nietzsche).

"Que celui qui est le plus grand parmi vous se fasse le serviteur de tous" (Jésus-Christ).

"Ceux qui disent toujours du bien des femmes ne les connaissent pas assez ; ceux qui en disent toujours du mal ne les connaissent pas du tout" (C.-A. Pigault-Lebrun).

"Le bon peuple veut des modèles, et l'on s'obstine à lui présenter des miroirs" (Ch. Maurras).

"Si la femme était bonne, Dieu en aurait une" (S. Guitry).

"Je mets en fait que si tous les hommes savaient ce qu'ils disent les uns des autres, il n'y aurait pas quatre amis dans le monde" (B. Pascal).

"L'ambition souvent fait accepter les fonctions les plus basses : c'est ainsi qu'on grimpe dans la même posture que l'on rampe" (J. Swift).

"Celui qui ne croit pas aux miracles n'est pas réaliste" (source inconnue, phrase citée par Audrey Hepburn).

"Théoriquement, il existe une possibilité de bonheur parfait : croire à ce qu'il y a d'indestructible en soi et ne pas s'efforcer de l'atteindre" (F. Kafka).

"L'égalité devant la loi ne prouve qu'une chose, c'est qu'il n'y en a pas d'autres" (J. Barbey d'Aurevilly).

"Dès l'âge de six ans, une femme n'a plus guère à gagner qu'en dimensions" (A. Karr).

"Le monde est comme il est -- Non Monsieur, il est comme on le fait" (réplique de saint Vincent de Paul).

"Les femmes et les parfums sont subtils, aussi faut-il les bien enfermer" (Mahomet).

"L'important n'est pas de trouver, mais de s'ajouter ce qu'on trouve" (source inconnue).

"Les parents qui attendent de la reconnaissance de leurs enfants sont comme ces usuriers qui risquent volontiers le capital pour toucher les intérêts" (F. Kafka).

"C'est une bonté sotte et cruelle que de consulter les enfants sur l'état qu'ils ont à prendre : il faut choisir pour eux et ne pas les jeter dans des indécisions qui leur font perdre toute confiance en nous, sans leur en faire trouver davantage en eux-mêmes" (A. de Rivarol).

"Etudiez comme si vous deviez vivre toujours, vivez comme si vous deviez mourir demain" (Isidore de Séville).

"Appartient à l'élite tout homme, de quelque milieu qu'il soit, qui est capable d'admirer ce qui est au-dessus de lui" (source inconnue).

"La France est le seul pays du monde, avec le Liberia, à avoir choisi comme fête nationale un jour-symbole de guerre civile, un jour de lynchage collectif" (source inconnue).

"Moi Monsieur, je suis large... -- Pour un con, ce n'est pas une qualité" (réplique de Léon Daudet à la Chambre des députés).

"Aujourd'hui les gars, on va se regarder dans les yeux et on verra bien si on a des couilles" (un entraîneur de rugby).

"I wish that for just one time, you could stand inside my shoes, and for that one moment I could be you : you'd know what a drag it is to see you" (B. Dylan).

"Les femmes sentent le céleri, le basilic, le romarin, elles représentent le passage de l'état végétal à l'état animal" (source inconnue).

"Le seul moyen de ne pas devenir gaga, c'est de rester baba" (G. Thibon).

"L'absence nette du juste et du vrai dans l'art équivaut à l'absence d'art" (Ch. Baudelaire).

"On a supposé la terre plate : c'est vrai, elle l'est encore aujourd'hui, de Paris à Asnières par exemple. Seulement, la science prouve que la terre est ronde. Or actuellement on en est encore à croire, malgré cela, que la vie est plate et va de la naissance à la mort" (Van Gogh).

"Le dogme est à l'incrédulité générale, ce qui revient à un comble de crédulité. On croira donc fanatiquement qu'il n'y a rien à croire" (Ph. Sollers).

"Toute volonté conforme aux antiques principes des moeurs est révolutionnaire en des temps destinés à la critique des principes et à la dissolution des moeurs" (D. Halévy).

"L'intellectuel est si souvent un imbécile que nous devrions le tenir pour tel, jusqu'à ce qu'il nous ait prouvé le contraire" (G. Bernanos).

"Ils vous pompent l'air avec la liberté toute la journée, mais quand ils rencontrent un homme vraiment libre, ils l'assassinent. Parce qu'il leur fait honte" (un clochard inconnu).

"Si je suis prise, ne vous rendez jamais. Quand même je serais brûlée et hachée en pièces sous vos yeux. Vous ne devez rien craindre pourvu que vous combattiez" (Madelon de Verchères).

"On peut être un imbécile et pratiquer tout de même l'imparfait du subjonctif, cela s'est vu. Mais la haine de l'imparfait du subjonctif ne peut exister que dans le coeur d'un imbécile" (L Bloy).

"S'il ne vous est jamais arrivé de faire un feu de camp le soir avec les flèches prélevées dans les cadavres des divers membres de votre famille, vous ne savez pas ce que c'est que la vie" (S.Clemens dit Mark Twain).

"Je croirai [au progrès] quand on me montrera un de nos contemporains plus sage, plus intelligent et plus noble qu'Aristote, Marc-Aurèle et Thomas d'Aquin" (R. Poulet).

"Marquise, si mon visage A quelques traits un peu vieux, Souvenez-vous qu'à mon âge Vous ne vaudrez guère mieux. Le temps aux plus belles choses Se plaît à faire un affront : Il saura faner vos roses Comme il a ridé mon front. Le même cours des planètes Règle nos jours et nos nuits : On m'a vu ce que vous êtes Vous serez ce que je suis. Cependant j'ai quelques charmes Qui sont assez éclatants Pour n'avoir pas trop d'alarmes De ces ravages du temps. Vous en avez qu'on adore ; Mais ceux que vous méprisez Pourraient bien durer encore Quand ceux-là seront usés. Ils pourront sauver la gloire Des yeux qui me semblent doux, Et dans mille ans faire croire Ce qu'il me plaira de vous. Chez cette race nouvelle Où j'aurai quelque crédit, Vous ne passerez pour belle Qu'autant que je l'aurai dit. Pensez-y, belle Marquise, Quoiqu'un grison fasse effroi, Il vaut bien qu'on le courtise Quand il est fait comme moi" (P. Corneille, "Stances à Marquise", poème écrit à l'âge de 52 ans).

"Le mariage est comme une place assiégée ; ceux qui sont dehors veulent y entrer et ceux qui sont dedans veulent en sortir" (proverbe chinois).

"Dieu, fait aujourd'hui pour La Hire, ce que tu voudrais que La Hire fît pour toi, s'il était Dieu et que tu fusses La Hire" (Etienne de Vignolles, dit La Hire).

"Tout va mal ? Faisons un dictionnaire...
Pour éviter la guerre, il faut commencer par définir le sens des mots" (Confucius).

"Les femmes sont bien étonnantes : ou elles ne pensent à rien, ou elles pensent à autre chose" (A. Dumas).

"Le journalisme est un métier où l'on passe la moitié de sa vie à parler de ce qu'on ne connaît pas et l'autre moitié à taire ce que l'on sait" (H. Béraud).

"Le jugement le plus pessimiste sur l'homme et les choses, et la vie et sa valeur, s'accorde merveilleusement avec l'action et l'optimisme qu'elle exige ; ceci est européen" (P. Valéry).

"Il y a la liberté complète de la pensée... pour ceux qui pensent bien" (A. Karr).

"Si je disais tout ce que je sais, les démissions de ministres seraient si nombreuses que le prochain conseil pourrait se réunir autour d'une table de bridge. Et je ne précise pas qui occuperait la place du mort" (J. Médecin).

"Les femmes parlent jusqu'à ce qu'elles aient quelque chose à dire" (S. Guitry).

"Ils vendent de la morale et de l'honneur et ils n'ont même pas un échantillon sur eux" (M. Colucci).

"Ceux qui parlent trop souvent de l'humanité, ont une curieuse tendance à décimer les hommes" (J. Anouilh).

"Crever pour le peuple, oui -- quand on voudra, où on voudra -- mais pas pour cette tourbe haineuse, mesquine, pluridivisée, inconsciente, vaine, patriotarde, alcoolique et fainéante mentalement jusqu'au délire" (L.-F. Céline).

"La décadence d'une société commence quand l'homme se demande "que va-t-il arriver ?" au lieu de se demander "que puis-je faire"" (D. de Rougemont).

"Chantant devant la splendeur du monde, j'ai souvent été rossé en paroles par les gangsters de l'"intelligentsia". Pour ces convives de la nausée, toute joie est crime, tout sourire crétinisme" (P. Guth)...
... et en effet, il est devenu inconvenant d'être gai. Sauf avec un "y".

"Il ne faut point juger les hommes par ce qu'ils ignorent, mais par ce qu'ils savent et par la manière dont ils le savent" (L. de Clapiers, marquis de Vauvenargues). Et par ce qu'ils font de ce qu'ils savent.

"On fait un tort irréparable à la personne qu'on aime trop" (Bossuet).

"Le plus grand péché de ce siècle est la perte du sens du péché" (Pie XII).

"La femme voit ce que l'on ne fait pas pour elle, jamais ce que l'on fait" (G. Courteline).

"A mesure qu'on a plus d'esprit, on trouve qu'il y a plus d'hommes originaux" (B. Pascal).

"L'idée athée par excellence est l'idée de progrès...
...Le mal est à l'amour ce qu'est le mystère à l'intelligence" (S. Weil).

"Celui qui connaît la vérité et ne la gueule pas est un salaud" (Ch. Péguy).

"Aujourd'hui que cette langue [le français] est en plein déclin, ce qui m'attriste le plus, c'est de constater que les Français n'ont pas l'air d'en souffrir. Et c'est moi, rebut des Balkans, qui me désole de la voir sombrer" (E.-M. Cioran en 1983).

"Je suis le seul homme de ma génération qui n'ait pas été résistant" (R. Hersant).

"C'est la faiblesse de presque tous les écrivains qu'ils donneraient le meilleur d'eux-mêmes et ce qu'ils ont écrit de plus propre pour obtenir un emploi de cireur de bottes dans la politique" (M. Aymé).

"Si le puits parlait, il dirait : "j'ai soif de ta soif" ; de quoi d'autre peut-il avoir soif ?" (A. de Saint-Exupéry).

"Il faut perdre l'illusion que la vérité puisse se communiquer avec fruit sans l'éclat qui lui est connaturel et qu'on appelle le beau" (H. Charlier).

"Le pédagogisme est au métier d'enseignant ce que la sexologie est à l'amour, d'une déprimante inutilité et d'une vulgarité niaise" (O. Pichon).

"Otez le surnaturel : il ne reste que ce qui n'est pas naturel" (G. K. Chesterton).

"La clarté est la politesse des gens de lettres" (J. Renard).

"Son goût de la mystification dissimulait un profond sérieux" (A. Vialatte parlant de Paulhan... et sans doute de lui-même).

"Quand l'homme cesse de croire en Dieu, ce n'est pas pour ne croire en rien, c'est pour croire en n'importe quoi" (G. K. Chesterton).

"La révolution française s'est déroulée au nom d'un slogan intrinsèquement contradictoire et irréalisable : liberté, égalité et fraternité. Dans la vie sociale, la liberté et l'égalité sont antagoniques : la liberté sans limites anéantit l'égalité, tandis que celle-ci rend la liberté impossible. Quant à la fraternité, elle n'est pas de leur famille. Ce n'est qu'un aventureux rajout, qui ne peut d'ailleurs être réalisé par de simples dispositions sociales. La vraie fraternité est spirituelle. A ce slogan, on ajoutait "ou la mort", ce qui en détruisait toute la signification.
... Les révolutions détruisent le caractère organique de la société, annihilent ses meilleurs éléments, déchaînent chez tous les instincts les plus barbares, donnent libre champ au pire. Elles sont une régression dans le cours de l'histoire. Aucune révolution ne peut enrichir un pays, ce sont tout juste quelques débrouillards sans scrupule qui en tirent profit" (A. Soljenitsyne).

"La bigamie consiste à avoir une femme de trop. La monogamie aussi" (H. L. Mencken).

"Tous les animaux sont égaux, mais certains sont plus égaux que d'autres... Aucun animal ne tuera un autre animal ; sauf cas d'exception" (G. Orwell).

"L'amour sans exigence étiole, l'exigence sans amour décourage ; seul l'amour exigeant fait grandir" (J. Delaunay).

"Le plus grand destructeur de la paix dans le monde aujourd'hui est l'avortement. C'est une guerre contre l'enfant, le meurtre direct de l'enfant innocent, tué par sa propre mère. Si une mère peut tuer son propre enfant, qu'est-ce qui nous empêchera, vous et moi, de nous entretuer ?"(Agnès Gongea-Boiaxhiu, dite Mère Teresa).

"La société élimine ses promesses inécloses et conserve jalousement ses déchets" (G. Thibon, à propos de l'avortement et de la peine de mort).

"Je suis résolument contre la peine de mort. Mais si elle devait être rétablie, je voudrais qu'elle le fût d'abord pour les avorteurs" (M. Tournier).

"Quand un homme désire tuer un tigre, il appelle cela sport ; quand un tigre désire le tuer, il appelle cela férocité" (G. B. Shaw).

"Au théâtre, vous touchez 200 000 spectateurs par an. Tandis qu'avec le cinéma et la télévision, c'est 10 à 20 millions par jour -- Oui, mais 200 000 sorciers de la forêt, c'est plus fort que 20 millions d'abonnés au gaz" (réplique de J.-L. Barrault).

"Lorsqu'on entend ces prétendus républicains parler de liberté et de vertu, on croit voir une courtisane fanée, jouant les airs d'une vierge avec une pudeur de carmin" (J. de Maistre).

"...Les grandes plumes de la grande presse ne s'émeuvent pas. L'habitude d'une servilité que l'on croit simplement de provisoire complaisance finit par endormir la vigilance, anesthésier le sens critique, asphyxier la conscience. Quand on s'abstient trop longtemps d'écrire ce que l'on pense, on en arrive à n'être plus capable de penser ce que l'on s'est interdit d'écrire. Désormais incurables, je le crains" (J. Madiran en 1995).

"Nous passons notre temps à pondre des lois au nom des grands principes, que nous refusons d'appliquer au nom des grands sentiments" (G. Baret).

"La reconnaissance est pareille à cette liqueur d'Orient qui ne se garde que dans des vases d'or : elle parfume les grandes âmes, elle s'aigrit dans les petites" (J. Sandeau).

"L'homme est de glace aux vérités, il est de feu pour les mensonges" (La Fontaine).

"La frénésie du nouveau qui agite [l'homme moderne] est la contrefaçon de son appétit d'éternité" (M. De Corte).

"Ah ! si les femmes au moins devenaient bonnes quand elles cessent d'être belles" (P.-J. Toulet).

"Son sommeil était ce qu'elle avait de plus profond" (S. Guitry).

"Je tiens beaucoup à vous : ce sentiment-là me contente. J'aime la citronnade. Je n'ai pas besoin que la citronnade m'aime" (H. de Montherlant).

"Il n'y a qu'une méthode pour inventer, qui est d'imiter. Il n'y a qu'une méthode pour penser, qui est de continuer quelque pensée ancienne et éprouvée" (E. Chartier, dit Alain).

"La soumission est la base du perfectionnement" (A. Comte).

"Je pense que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour nos libertés que des armées entières prêtes au combat. Si le peuple américain permet un jour que des banques privées contrôlent sa monnaie, [elles] priveront les gens de toute possession, d'abord par l'inflation, ensuite par la récession, jusqu'au jour où leurs enfants se réveilleront, sans maison et sans toit, sur la terre que leurs parents ont conquise." (Th. Jefferson en 1802).

"L'histoire des révolutions est inscrite dans les livres de comptes des banquiers" (H. Malo).

"Il y a un principe bon qui a créé l'ordre, la lumière et l'homme ; il y a un principe mauvais qui a créé le chaos, les ténèbres et la femme" (Pythagore).

"Nous admettons le droit et même le devoir des races supérieures d'attirer à elles, celles qui ne sont pas parvenues au même degré de culture et de les appeler aux progrès réalisés grâce aux efforts de la science et de l'industrie" (L. Blum).

"Que périssent 90% de l'humanité, pourvu que la révolution mondiale réussisse, à l'aide de n'importe qui, même des tueurs de grand chemin" (Lénine).

"Que vaut-il mieux : avoir 18% ou être maître de la SNCF, de l'électricité et des ports ?" (J.-B. Doumeng en 1985).

"Nous aurons un gouvernement mondial, que cela plaise ou non. La seule question est de savoir s'il sera créé par force ou par consentement" (P. Warburg, le 17-2-1950).

"Il est de ces hommes qui auraient mieux fait de ne pas naître" (A. France appliquant à Zola une phrase beaucoup mieux adaptée... à tant d'autres).

"On est aussi ce que l'on veut paraître" (source inconnue).

"In a world filled with friends, you lose your way" (Scott Walker).

"Celui qui ne croit pas qu'un seul contemplatif, enfermé entre les quatre murs de sa cellule où il s'offre à son Dieu pour le salut de ses frères humains [...] fait plus pour le règne de la foi qu'en quarante ans d'action sociale n'importe quel curé syndicaliste de choc, celui qui ne croit pas que le surnaturel est plus fort que le naturel, celui-là peut sans doute être dit raisonnable. Mais peut-il être dit chrétien ?" (Th. Maulnier).

"Si je répète, j'en mourrai -- Alors retirez-vous, je ferai des excuses au public -- N'en faites rien. Je chanterai. Mais je suis une femme morte" (Maria-Felicia Garcia, dite la Malibran).

"Exagération : ce mot des lâches et des niais, que les hommes jetteront perpétuellement à la figure de quiconque aura l’audace de parler avec fermeté de quoi que ce soit" (L. Bloy).

"C'est une vraie bête ce type. Le seul de nos hommes politiques à savoir faire l'amour au public. Même derrière la vitre" (Cl. Sarraute parlant de J.-M. Le Pen).

"En suivant ce que mes ancêtres m'ont enseigné, je ne puis point être perdu" (G. Cadoudal).

"La vérité vous rendra libres" (saint Jean).

"Toute censure est un aveu. On ne bâillonne que la bouche qui dit la vérité" (P. Gripari).

"Voir, c'est exorciser" (L. Durrell).

"La différence entre un train et un technocrate : le train, quand il déraille, s'arrête" (source inconnue).

"Démocratie dans la commune, aristocratie dans la province, monarchie dans l'Etat" (F. Le Play).

"Dieu et le Roi, voilà nos maîtres. Oncques n'en aurai d'autres" (P. du Terrail, dit Bayard).

"Le suffrage universel est la honte de l'esprit humain" (G. Flaubert).

"Cicéron et Montesquieu sont dominés par un ramasseur de bouts de cigare, un pilier d'estaminet et un rôdeur de barrière réunis" (A. Karr à propos du suffrage universel).

"On ne prend pas une femme par le raisonnement, on ne la prend pas par la prière, on la prend tout court" (Napoléon 1er).

"Les femmes ressemblent aux girouettes, elles se fixent quand elles rouillent" (Voltaire).

"Le premier mot de la démocratie, c'est la jalousie" (J. Bainville).

"En coupant la tête à Louis XVI, la révolution a coupé la tête à tous les pères de famille. Il n'y a plus de famille aujourd'hui, il n'y a plus que des individus [...] Tout pays qui ne prend pas sa base dans le pouvoir paternel est sans existence assurée. Là commence l'échelle des responsabilités, et la subordination, qui monte jusqu'au roi. Le roi, c'est nous tous ! " (H. de Balzac).

"L'ordre, ce n'est pas Créon, c'est Antigone. C'est la loi non écrite des dieux de l'Antiquité, supérieure à la loi écrite par les hommes. Tel est l'ordre naturel. Que confirme l'ordre surnaturel selon lequel il vaut mieux obéir à Dieu qu'aux hommes. Quand au contraire la "loi civile" est proclamée insoumise à la "loi morale", on tombe dans l'arbitraire et le despotisme ; dans la démocratie totalitaire" (J. Madiran).

"L'ennui, avec nos hommes politiques, c'est qu'on croit faire leur caricature alors qu'on fait leur portrait" (Jean-Jacques Pennès, dit Sennep).

"Tout est si nécessairement fou que ce serait fou, par une autre espèce de folie, que de n'être point fou" (B. Pascal).

"Quand on voit de près le suffrage universel et les gens qu'il vous donne, on a envie de mitrailler le peuple et de guillotiner ses représentants. Mais quand on voit de près les princes qui pourraient nous gouverner, on devient tout simplement anarchiste" (G. de Maupassant, lettre à la princesse Potocka).

"Je préfère des hommes de fer sur un bateau de bois que des hommes de bois sur un bateau en fer" (amiral E. P. Guépratte).

"L'important n'est pas comment on est aimé, mais par qui" (A. Malraux, cité par Françoise Hardy).

"Alors, Bathiat, comment vous sentez-vous, ce matin ? -- Pas très résistante, M. le Juge" (Léonie Bathiat, dite Arletty, emprisonnée à la "libération" -sic).

"Pourquoi tant d'épreuves ? Je suis incorrigible" (S. Guitry au moment de la "libération" dont il fut le "premier prévenu").

"La Résistance fut une occasion offerte à diverses vilenies qui marchaient en ordre dispersé, et qui tirèrent le plus grand profit des nombreux héroïsmes qu'on pouvait abuser" (G. Corção).

"Je n'attends rien de l'histoire. C'est une putain qui couche avec tous les vainqueurs. Elle peindra peut-être en rose, avec des faveurs tendres, la "libération". A nous, qui fûmes témoins -- et parties -- de nous souvenir, au moins" (Cl. Jamet).

"Quand c'est la vérité qui scandalise, on doit supporter ce scandale plutôt que d'abandonner la vérité" (saint Grégoire).

"Les femmes du Grand Siècle, rien que pour un seul homme, faisaient vingt enfants. Aujourd'hui, pour un seul enfant, c'est vingt hommes qu'il faut qu'elles fassent" (P.-J. Toulet).

"Il faut bien vivre -- Je n'en vois pas la nécessité" (réplique de Casimir Périer à un quémandeur de subsides).

"Le racisme d'aujourd'hui est celui qui décrète la démocratie comme le seul régime politique acceptable. Le racisme d'aujourd'hui est celui qui décrète que le seul mode de développement est le modèle occidental" (source inconnue).

"La colère du parlement contre les ligues est celle du malade imbécile contre son thermomètre" (F. Mauriac, 17-11-1934).

"Si vous étiez mon mari, je vous servirais une tasse de thé empoisonnée -- Si vous étiez ma femme, Madame, je la boirais" (réplique de Lloyd George).

"L'enseignement de l'histoire est une guerre civile" (Fustel de Coulanges).

"L'histoire est écrite par ceux qui pendent les héros" (M. Gibson).

"[La devise républicaine] définit le citoyen par des exigences. Le Français, sous ce jour, serait un homme qui réclame. A la limite, on ne dirait plus Liberté, Egalité, Fraternité mais Anarchie, Jalousie, Acrimonie.
Puis-je dire que Travail, Famille, Patrie avaient un tout autre caractère ! Car ils définissaient le citoyen par des ferveurs. Ce Français-là n'exigeait pas, il donnait. Il se donnait... Et le chrétien ajoutait, avec Jeanne d'Arc : Dieu premier servi.
Son oeuvre, aussi, était différente. Au lieu de prendre la Bastille, il construisait des cathédrales" (R. Poulet).

"Français d'Algérie, comment pouvez-vous écouter les menteurs qui vous disent que la France et de Gaulle veulent vous abandonner, se retirer de l'Algérie et la livrer à la rébellion ?" (Ch. de Gaulle, le 29-01-1960).

"Je sais bien que ce que j'envisage [larguer l'Algérie] n'est pas une solution, mais c'est une issue" (Ch. de Gaulle à H. Yrissou, le 25-02-1960).

"De Gaulle ? Il ressemble à un chameau surpris dans son bain" (W. Churchill).

"Voyez-vous, Rémy, il faut que la France ait toujours deux cordes à son arc. En juin 1940, il lui fallait la corde Pétain, aussi bien que la corde de Gaulle" (Ch. de Gaulle à Gilbert Renault, dit colonel Rémy).

"Gaulliste ? -- Non, gauloise !" (réplique d'Arletty).

"On a attaqué, sans générosité et sans justice, nos traditions, notre foi, notre héritage de croyances et d'idées : tout ce qui constitue l'âme même de la patrie. J'ai défendu, sans fausse douceur, ce qu'on a attaqué sans mesure" (E. Drumont).

"Le malade qui ne se trouve pas bien sur le côté gauche se met sur le côté droit. Comme ça ne va pas mieux, il se remet sur le côté gauche. C'est ce qu'on appelle se retourner sur son lit de douleur. La France ne fait pas autre chose depuis quelques années" (J. Bainville).

"Tout le monde pense que je suis de droite... Je suis réactionnaire, ce qui n'a rien à voir. Je n'aime pas notre époque. Je la trouve arrogante, superficielle, vulgaire, inculte. [...] Qu'on pense que je suis de droite n'est pas un problème, ce n'est pas infamant" (E. Zemmour).

"Dreams are made for those who really try" (A. Gibb).

"L'âme française est plus forte que l'esprit français, et Voltaire se brise à Jeanne d'Arc" (V. Hugo).

"Commençons par écarter les faits, car ils ne touchent point à la question" (l'inénarrable J.-J. Rousseau, qualifié comme "le plus platement vertueux des laquais" par Barbey d'Aurevilly).

"Si ceux qui disent du mal de moi savaient exactement ce que je pense d'eux, ils en diraient bien davantage" (S. Guitry).

"Dieu me damne Si pour grimper les honneurs Qui font rois les ratés de la terre Il me faille renier l'âme et le coeur Du paysan qui fut mon père " (Emile Le Scanv dit Glenmor).

"En attendant les jours de réveil, les hommes doivent travailler à s'éclairer, à discipliner leur esprit et à cultiver les forces les plus nobles de leur âme, sans se préoccuper de ce que la médiocrité démocratique pourra penser d'eux" (G. Sorel).

"Ils me condamnent pour me faire taire. Je vais au contraire crier plus fort. Ils condamnent mes articles ? Eh bien je fais un livre" (Caroline Parmentier).

"Examinez donc hardiment et sévèrement, bas toute tendresse, car j'ose bien vous dire que, sur le fait d'une probité très exacte et d'une fidélité sincère, je ne crains ni le Roi, ni vous, ni tout le genre humain ensemble. La fortune m’a fait naître le plus pauvre gentilhomme de France, mais en récompense, elle m’a honoré d’un cœur sincère, si exempt de toutes sortes de friponneries qu’il n’en peut même souffrir l’imagination sans horreur" (S. Le Prestre, marquis de Vauban, lettre à Louvois, 1671).

"Ce que les hommes vous pardonnent le moins, c'est le mal qu'ils ont dit de vous" (A. Maurois).

"If you think it's a joke, that's all right : do what you want to do. I've said my piece and I'll leave it all up to you" (Mike Pinder).

"L'enseignement dont les buts étaient essentiellement cognitifs (enseigner la grammaire, le français, les maths, donner une formation logique etc.) glisse vers un enseignement d'adaptation sociale et de manipulation psychologique. Dans l'esprit de ces nouveaux révolutionnaires, l'enseignement doit être le véhicule de valeurs, d'attitudes et de comportements qu'il s'agit de modifier à l'échelon mondial.[...] L'objectif est d'avoir une immense majorité d'imbéciles manipulés par des idiots utiles, et une petite élite qui en profite" (P. Bernardin).

"Mûrir ? On pourrit par endroits, on durcit à d'autres, on ne mûrit pas" (C.-A. de Sainte-Beuve).

"Après l'amour, le premier qui parle dit une bêtise" (H. de Montherlant).

"Ce mot, "extrémisme", semble vous faire peur. Pourquoi ? Tout extrémisme n'est pas à rejeter. En amour par exemple, seul l'extrémisme me paraît supportable. Un amour tiède, quelle horreur !" (R. Poulet).

"Etre méchant, c'est se venger d'avance" (P.-J. Toulet).

"A la guerre, on devrait toujours tuer les gens avant de les connaître" (Miguel-Angel Aldiardi, dit Michel Audiard).

"Que tous les hommes soient frères est le rêve de quelqu'un qui n'a jamais eu de frère" (source inconnue).

"Si je recule, tuez-moi ; si j'avance, suivez-moi ; si je meurs, vengez-moi" (Henri de Vergier, comte de La Rochejaquelein).

"Ces gens de droite qui sont si gauches et ces gens de gauche qui sont si peu droits..." (A. de Rivarol).

"Il ne faut jamais hasarder la plaisanterie, même la plus douce et la plus permise, qu'avec des gens polis ou qui ont de l'esprit. Les sots sont toujours prêts à se fâcher et à croire qu'on les méprise" (La Bruyère).

"Celui qui est hors cité est un être dégradé ou un surhomme" (Aristote).

"On pardonne tout à qui ne se pardonne rien" (Confucius).

"Les imbéciles ont toujours été exploités et c'est justice. Le jour où ils cesseraient de l'être, ils triompheraient et le monde serait perdu" ( A. Capus).

"Ils font penser à une communauté d'amibes ayant poussé le collectivisme jusqu'à n'avoir qu'un seul cerveau pour l'ensemble des membres" (H. de Fersan à propos des manifestations d'étudiants).

"On n'a brisé les chaînes des esclaves que pour façonner au joug leur esprit. Les bourreaux d'aujourd'hui ne manient plus la hache. La muselière suffit" (R. Judrin).

"La parfaite valeur est de faire sans témoin ce qu'on serait capable de faire devant tout le monde" (F. de La Rochefoucauld).

"Ce que les générations à venir parviendront difficilement à comprendre, ce qui laisse perplexe les étrangers, c'est l'indifférence des Français d'aujourd'hui devant des scandales qui devraient faire trembler le pays sur ses bases" (source inconnue).

"Une seule nation qui parvient à faire baisser l'intelligence, la moralité, la qualité de l'homme sur presque toute la surface de la terre, cela ne s'est jamais vu depuis que le globe existe. J'accuse les Etats-Unis d'être en état constant de crime contre l'humanité" (H. de Montherlant).

"Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèque : ce sont les plus hauts placés qui servent le moins" (G. Clémenceau).

"La différence entre Pauwels et moi, c'est qu'il croit que sous les pavés il y a la plage, et moi qu'il y a des coups de pied au cul qui se perdent" (J. Bergier en 1968).

"Pourquoi perdre du temps à vouloir contredire son épouse ? Il est beaucoup plus simple d'attendre qu'elle ait changé d'avis" (J. Anouilh).

"La clémence qui pardonne aux assassins n'est qu'une meurtrière" (Shakespeare).

"Ce qui n'est pas clair n'est pas français" (A. de Rivarol).

"Qui lit ? Qui comprend ce qu'il lit ? Qui retient ce qu'il a compris ?" (J. Bainville).

"On se demande parfois pourquoi on ne se tue pas -- Il y en a à qui cela ferait trop plaisir" (réplique de J. Cau à A. de Benoist).

"La France a besoin d'un exorcisme ; c'est un pays possédé par le démon du social, de l'égalitarisme, de la haine de tout ce qui est honnête, pieux, héroïque, beau, supérieur ou travailleur" (N. Bonnal).

"Quand les évêques ont des courages de femmes, il faut que les femmes aient des courages d'évêques" (H. de Montherlant).

"Si vous voulez vraiment savoir qui je suis, et en admettant que cela puisse présenter un quelconque intérêt, vous n'avez qu'à écouter mes disques" (E. Clapton).

"Pourquoi les démocrates n'aiment-ils pas les chats ? Il est facile de le deviner. Le chat est beau ; il révèle des idées de luxe, de calme, de volupté..." (Ch. Baudelaire).

"La barbarie se définit par l'absence de loi ; la barbarie intellectuelle et morale se définit par l'ignorance ou la méconnaissance de la loi naturelle. Sans doute, il n'a jamais suffi de connaître le bien pour le faire. Mais enfreindre une loi reconnue comme devant être obéie n'est pas la même chose que prétendre qu'il n'existe aucune loi universelle devant être observée. Même les barbares de l'antiquité n'avaient pas nié la loi naturelle dans toute sa généralité" (J. Madiran).

"Il faut communiquer le goût des belles choses, du beau, du travail, des valeurs profondes... Je n'ai jamais vu de criminel sortir de mes écoles de musique" (Y. Menuhin).

"Avoir toujours raison est un grand tort" (Montaigne).

"Des divers moyens que vous avez aujourd'hui de vous faire haïr de vos compatriotes, le plus sûr est d'avoir des sentiments élevés. Tout ce que vous ferez en leur faveur, ils le retourneront contre vous... Ils vous railleront et vous dénigreront, et à ce signe vous reconnaîtrez que vous êtes dans la bonne voie. Au point qu'on vous conseille de glisser de-ci, de-là, systématiquement, quelque chose qui attire la raillerie... D'ailleurs, il y a toujours plaisir à fournir des armes à ses ennemis ; vous y prendrez vite un goût dont bientôt, vous ne pourrez plus vous passer. Ce n'est pas qu'il soit nécessaire d'être haï. Mais, le monde étant ce qu'il est, comment un honnête homme ne serait-il pas fier de lui inspirer ce sentiment-là ?" (H. de Montherlant se mettant dans la peau d'un père parlant à son fils).

"Dans la vie, tout se paie. Le bien, le mal... Le bien, c'est plus cher, forcément" (Céline).

"Du jour où j'ai compris quels étaient les gens que j'exaspérais, j'ai tout fait pour les exaspérer" (S. Guitry).

"Seule, la bêtise humaine peut donner une notion de l'infini" (E. Renan).

"You can't please everyone, so you gotta please yourself" (Ricky Nelson).

"La valeur d'un homme se mesure au nombre de ses ennemis" (adage japonais).

"Il vous vient quelquefois un dégoût d'écrire en songeant à la quantité d'ânes par lesquels on risque d'être lu" (P. Léautaud).

"Il faut rester là à crier la vérité jusqu'à ce qu'on vous assomme. Il ne faut jamais s'en aller" (Marie-Charlotte de Corday d'Armont, dite Charlotte Corday).
All the animals come out at night ... whores, skunk pussies, buggers, queens, fairies, dopers, junkies, sick, venal. Someday a real rain will come and wash all this scum off the streets.

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Re: Les mots de l'esprit

Messagepar Philou » 08 déc. 2012, 18:45

Ce qui a de bien, c'est que y'en a pas beaucoup, c'est facile à lire. :p

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Jack Peine à jouir
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Re: Les mots de l'esprit

Messagepar Jack Peine à jouir » 08 déc. 2012, 21:58

Tu as diplomatiquement écrit ce que j'ai pensé en lisant les 15 premières "pensées"... avant de m'apercevoir qu'il en restait 258 :)
---> Tout point pris n'est plus à prendre

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Grichting
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Re: Les mots de l'esprit

Messagepar Grichting » 19 déc. 2012, 16:58

Dans le même genre, mais plus court.
Des petites insultes délicieuses.

http://www.shortlist.com/entertainment/50-best-literary-insults


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