Apologie de la prodigalité danubienne

Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.
Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 12 déc. 2008, 20:32

Chapitre 1-4

Le repas s'était déroulé dans la joie et la bonne humeur. On avait bien mangé, bien bu, on avait la peau du ventre bien tendue.

On avait parlé de tout et de rien, rigolé comme des hilares, c'est avec des moments comme ça qu'on se rebooste le moral.

John avait sorti le grand pinard des occasions. Un Gigondas de coopérative, pas exceptionnel mais pour lui ça avait quand même la grande classe. Il a quelques bouteilles comme ça dont il est fier, et qu'il trouve forcément bonnes même si elles empestent le bouchon.
Un vin payé plus de dix euros la bouteille est obligatoirement de qualité, ça peut pas être autrement.
Son vin de table habituel, c'est du Bordeaux à cinq euros, c'est juste ce qu'il faut pour que ce soit assez bon, qu'il arrête pas de répéter.

A un moment donné, il était descendu à la cave pour y chercher le ravitaillement. J'étais donc resté quelques longues minutes en face de Lisa.
On s'était rien dit, peut-être qu'on avait rien à se dire finalement. On s'était quand même longuement observés. Elle m'avait souri, avec un regard coquin et complice, je l'avais analysée, un peu gêné.
Cette soirée chez les Bebertis me requinquait, le matos qui se trouvait dans le caleçon se réveillait. J'étais un peu coincé pour trouver une petite blondasse à piner, ça allait sans doute se terminer en branlette avant de coucher.

Il commence à se faire tard. La fatigue se fait ressentir dans toute la baraque. Y'a trois heures, j'étais à moitié dans le coma, maintenant je suis reboosté, à peine saoul, mais quand même usé par cette journée.
On se souhaite bonne nuit, faisons de beaux rêves érotiques et soyons en forme demain puis je file dans la chambre d'amis, en faisant un petit détour par les chiottes, faut bien évacuer. Comme disent les psychanalystes, c'est pas bon de tout garder en soi, à un moment donné, faut penser à extérioriser, ça fait du bien. Ca s'applique parfaitement à ma situation: je vais extérioriser la blanquette, ca va être folklo.

Je chie peinard. Les Bebertis sont couchés. C'est tellement bon de déféquer dans le silence total.
Ce serait quand même bien que j'en profite que je sois aux waters pour me taper un petit plaisir solitaire, pendant que j'y suis. Le lieu s'y prête parfaitement, ça tombe bien.
Alors j'enclenche la machine à branler et à ébranler. Ca commence par la visualisation d'une gonzesse super-bandante. C'est le point clé, sinon j'y arrive pas.
Y'en a un paquet qui y passe: Karen Cheryl, Michèle Bernier, Isabelle Martinet, Yolande Moreau, Marthe Villalonga, Anne Roumanoff, Brigitte Bardot jeune, Michèle Morgan, Danièle Evenou, Annie Cordy, Brigitte Bardot vieille et enfin Micheline Dax.

Mais rien à faire, ça veut pas se booster. Putain, il me faudrait de la sensation forte pour que mon activité sexuelle redémarre. Je pourrais penser à Steven, avec lui c'est sur que ça marche, mais j'éjaculerais en moins de dix secondes, et c'est pas le but. Comme le dit le célèbre dicton, cité par Balzac si mes souvenirs sont bons: Branlette rapide ne comble pas le vide.

Résigné, je rejoins mon plumard, me fout sous la couette, nu, c'est tellement doux, et je prends un magazine qui traine sur la table de chevet. Un vieux numéro d'autoplus vantant les mérites de la nouvelle Peugeot 404 qui, parait-il, révolutionne l'automobile. Soit.
Alors que je suis entrain de lire le courrier des lecteurs de la semaine précédente, la porte de ma chambre s'ouvre.
Apparaît Lisa, en chemise de nuit bleue ciel, qui s'approche du lit.

-J'arrive pas trop à dormir, John tronçonne au moins six stères à l'heure, j'ai vu de la lumière, alors je me suis permise d'entrer.

-Euh, t'as bien fait, je dors pas encore... je balbutie.
-Je peux m'asseoir?

Avant que j'ai pu donner la moindre réponse, elle avait pris place à mes cotés, allongée sur le lit, tournée de trois-quarts de façon à me faire face. Elle est divine dans cette position. Je dévore son corps. Elle ne semble pas porter de sous-vêtements, du moins c'est ce que je tente de deviner.
Je suis mal à l'aise. Il m'en faudrait peu pour que je me jette sur elle. J'ai d'ailleurs déjà le monstre qui s'éveille. J'espère qu'il va pas faire le con, j'aurai l'air malin avec les draps en dromadaire à coté de la femme de mon meilleur pote.

Elle ne dit rien, elle me regarde seulement dans les yeux. Ça y est, je bande.

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 12 déc. 2008, 23:41

Chapitre 1-5

Je sens la honte m'envahir. Merde, qu'est-ce qui m'arrive? Et elle, qu'est-ce qui lui a pris de venir me voir ce soir? C'est vraiment pas le moment. Vise un peu que John débarque dans la piaule maintenant, j'aurais l'air malin.
Il s'imaginerait des choses, je le connais, et il me ferait un caca nerveux pas piqué des hannetons.

Evidemment, le regard de Lisa se pose sur la petite montagne qui vient de se former à travers la couette.
Elle glisse lentement sa main sous les draps et commence à me caresser le bas du ventre.

-Lisa, non, qu'est-ce que tu fais?

Elle ne répond rien et continue son geste, tendrement. Je me sens incapable d'esquisser le moindre mouvement pour l'empecher.

-Ecoute Lisa, ca va pas être possible, John est mon pote, je peux pas.

C'est alors qu'elle descend ses doigts et se saisit fermement de mon gland. Son petit doigt me titille les testicules. J'ai une gaule d'enfer, mon cerveau me commande de refuser mais mon corps semble résigné.

-Lisa, Lisa, je t'en supplie, arrête.

Elle se relève quelque peu, pose son index gauche sur sa bouche tout en relevant les draps.

-Chuuuuuuut! murmure t-elle minutieusement.

Et elle entame une plongée en direction de mon chibre. Nos corps sont parfaitement perpendiculaires. Elle prend ma bite dans sa bouche avec la main droite et commence un va-et-vient langoureux.
C'est qu'elle en connait un rayon, la mère Lisa. Elle me sort le grand jeu, je me suis fait sucer des milliers de fois, mais des fellations comme ca, j'en ai pas eu droit souvent.

Je ne peux pas m'empêcher de glisser de temps en temps un regard furtif vers la porte. Le sentiment de culpabilité s'éloigne peu à peu mais j'ai toujours les chocottes de voir débarquer le gros. Il aurait même plus à s'imaginer quoi que soit, vu la situasse.

Je relève discrètement sa chemise de nuit alors qu'elle pompe de plus en plus vigoureusement. Je commence à lui titiller l'abricot, elle le mérite. Sa chatte est déjà trempée, c'est soirée grande éruption dans les culottes.
Je lui enfonce direct trois doigts. Ca l'a fait quelque peu sursauter, elle se cambre de plus en plus. J'ai envie de lui dévorer entièrement le minou.
J'attrape ses cuisses pour ramener son corps à mon horizontale. J'envisage, rêveur comme je suis, de passer en revue toutes les figures géométriques possibles et imaginables.

On s'envoie un petit sixty-nine d'une intensité mémorable. Sa chatte est délicieuse, sa cyprine un nectar. Je lui glisse un doigt dans l'anus, elle redouble de vigueur dans son mouvement buccal, la gourmande.

Après une quinzaine de minutes que je n'oublierai jamais, elle décide de se poser à califourchon sur ma queue. Je la laisse maitriser la situation, je suis en état de choc et ne peux que subir les évènements. Son dos me fait face, je positionne mes mains sur ses hanches, et c'est parti pour un tour de manège.
Elle se retient de hurler, mais elle aimerait tant faire partager son immense bonheur à la terre entière. Malheureusement, dans la terre entière est inclus John, ce qui met de facto un frein à son ardeur vocale.

Je suis prêt à exploser. J'ai les couilles tellement pleines que je sens que je vais envoyer minimum dix litres. Elle le sent. Les femmes expérimentées ont de ces instincts, pas croyable.

Elle se retourne, se positionne sur moi, la tête figée dans mon cou, la mienne noyée dans ses cheveux. Je place mon chibre dans son vagin pour ce qui sera sans doute la dernière séance. J'accélère progressivement le mouvement. Je l'entends gémir dans mon oreille.

Je jouis. Elle jouit. Nous jouissons. Instant magique.

Nous restons quelques minutes enlacés. Puis, rapidement, elle se lève, remet sa chemise de nuit en place, se penche pour m'embrasser sur le front et quitte la chambre.

Je m'allume une tige, passe mon bras derrière la tête et réfléchis.

Je suis un bel enculé.

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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Alchi_ » 12 déc. 2008, 23:53

Je fais dans le quote efficace, mais se taper la meuf de son meilleur pote c'est pas bien, vraiment pas bien.
Beau moment de lucidité à la fin.
Dommage, y'a pas eu sceau d'eau, mie de pain.


"Explore des terres vierges comme Fourniret."

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 12 déc. 2008, 23:55

C'est surtout le fait qu'elle se tape le meilleur pote de son mec qu'est pas bien :)

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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Jack Peine à jouir » 13 déc. 2008, 08:37

J'en connais un qui va ressortir la ceinture de chasteté, au cas où :)
D'un autre côté c'est vrai que ce n'est pas beau de se cacher derrière la neige pour expliquer un retard de livraison... Image
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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Bebert » 13 déc. 2008, 17:26

Voilà une story qu'Élisabeth ne lira pas, au risque que tu ne remettes pas les pieds à la maison... 8)
Les cons, je leur pisse à la raie. Garez vos fesses!

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 13 déc. 2008, 19:50

:D

C'est une fiction, hein.

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 13 déc. 2008, 22:36

Chapitre 1-6

J'ai mal dormi. Trop de gamberge, d'idées à la con, la peur du lendemain. J'ai quelques difficultés à réaliser ce qui s'est passé hier soir. J'ai peur de voir John-Mark et Lisa en face, je suis sur que j'éviterai leurs regards, et qu'ils me poseront pleins de questions pour savoir ce qui va pas.
Je serais donc un bel enculé qui assume pas. Ce serait pas joyce. C'est pas mon genre.

Je descends à la cuisine. John-Mark et Robert sont entrain de discuter autour d'un café amélioré avec une petite gnole de poire artisanale. Lisa est absente, j'entends la douche couler à flots, ce qui semble indiquer qu'elle soit entrain de se laver, tu crois pas, ami lecteur?
Je les salue d'un geste furtif et d'une onomatopée à faire jalouser maître Edika et me joins à eux à table. La tête baissée, je me sers du café. Les deux compères me regarde avec attention.

-Qu'est-ce qui t'arrives, t'as mal dormi, mec? m'interroge John.

Je ne bouge pas, m'enfermant dans mon silence.

-Et bé, depuis le temps qu'on s'est pas vu, quel accueil, enchaine Bob.

Robert Flynn, dans un genre totalement différent de son compagnon de p'tit dèj', vaut lui aussi le détour. Ce mec transpire la classe. Plutot beau gosse, les pieds sur terre, une culture plus que correcte mais surtout une capacité d'analyse hors du commun.
Mais malheureusement meurtri par la vie. Jeune veuf depuis cinq ans. Sa femme, Olga, plus âgée que lui, était une citoyenne russe qui fut contrainte de fuir son pays suite à son implication dans le putsch manqué de Moscou pour renverser Gorbatchev en 1991. Elle décéda des suites de complications d'une embolie pulmonaire lors de son voyage annuel au pays.
Bob ne s'en est jamais remis, et il ne s'en remettra jamais. Son visage a changé depuis la mort d'Olga. De jovial et séducteur, il est devenu morose et austère, c'est à dire méconnaissable pour ceux qui l'ont connu avant le drame.

-Cette nuit, j'ai baisé avec Lisa.

C'est sorti comme ça. J'ai même pas eu à me forcer. J'ai en général le courage d'assumer mes actes, même s'ils doivent ébranler une longue amitié. Je préfère être honnête avec mon pote que de vivre éternellement avec un tel fardeau.

Bob semble quelque peu choqué par mon annonce. John, pour sa part, a l'air plongé dans une intense reflexion. Puis il me dit:

-T'es amoureux d'elle?
-Non. Je réponds assez sèchement.
-Ben alors, c'est quoi le problème?

Bonne question cher ami. C'est vrai, quoi, il est où le problème? Baiser la femme de son meilleur pote en loucedé, pendant qu'il dort dans la pièce à coté, c'est normal, ça arrive tous les jours.

-Tu trouves ça normal?
-Je m'en fous, tant que c'est un coup en passant. Elle était consentante, hein, tu l'as pas violée?


J'esquisse un geste de négation avec mes joues.

-Ben alors ça veut dire qu'elle en avait besoin. Tu sais, à mon âge, on a plus le mastard au garde à vous sur commande, alors, si elle veut, et ben qu'elle le fasse, tant qu'elle rentre au bercail après. En plus, autant que ce soit avec toi, je sais que t'es un mec sain. Si elle se met à niquer avec le premier inconnu qui passe, elle est encore capable de me ramener la syphilis, une hépatite à la con, ou même, pire de tout, des morbacks.

J'ai le sifflet coupé, comme disent les grands écrivains. Si je m'attendais à une réaction pareille. Je savais que John était plutôt du genre ouvert d'esprit, mais à ce point-là, ça me sidère, et je pèse mes mots.

-Vous avez pris votre pied, au moins?
demande t'il comme pour finir de me scier en deux.

J'ai à peine le temps de murmurer oui qu'on entend toquer à la porte.

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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Alchi_ » 13 déc. 2008, 22:43

Monsieur fait des pirouettes scénaristiques, on se croirait devant un Soap populaire.
"Explore des terres vierges comme Fourniret."

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 13 déc. 2008, 22:47

ou une soupe populaire.

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Messagepar Bebert » 13 déc. 2008, 23:27

[quote="philoumihadrian"]...Tu sais, à mon âge, on a plus le mastard au garde à vous sur commande, alors, si elle veut, et ben qu'elle le fasse...[/quote]

Toute ressemblance....blablabla... machin... bidule.
Les cons, je leur pisse à la raie. Garez vos fesses!

Gerard Gerbix

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Messagepar Gerard Gerbix » 13 déc. 2008, 23:41

A part la moustache jaunie et le nom, y'a aucune ressemblance. :D

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Messagepar Albat » 14 déc. 2008, 02:27

ah ben bravo, il est gentil le pote de gégé

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Messagepar Jack Peine à jouir » 14 déc. 2008, 08:39

Image
---> Tout point pris n'est plus à prendre

Gerard Gerbix

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Messagepar Gerard Gerbix » 14 déc. 2008, 08:50

Il est pas gentil, il est lucide, lui.

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 14 déc. 2008, 13:55

Chapitre 1-7

John pousse un ronchonnement sec. C'est vrai, qui peut bien venir l'emmerder à une heure pareille? Ses potes sont à la maison, c'est forcément un casse-burnes qui vient vendre une assurance, des encyclopédies, des produits beauté, des appareils électro-ménagers, des surgelés, des pin's parlants, des mojettes de Vendée, du pinot des Charentes, des charentaises, des taies d'oreillers, des appareils auditifs, des audi quattro, des quatre-quarts Papy Brossard, des brosses à dents, des dentiers, des tiers-payant, des paillotes, des papillotes ou pire encore ca pourrait être des témoins de Jéhovah.

John se dirige vers le hall d'entrée. Je regarde Bob en haussant les épaules. Il me répond en secouant la tête et en esquissant un léger rictus.

La jalousie est à l'Homme ce que l'électronique est à la bagnole. Une source d'emmerdements supplémentaire. Comme si on avait besoin de ca. On a déjà suffisamment de tracas avec les impôts, le p'tit qu'est malade, l'UMP, qu'est-ce qu'on bouffe, le boulot, qu'est-ce que je vais bien pouvoir me mettre ce soir, les factures, tu trouves pas que j'ai grossi, et autres désagrements de la vie quotidienne qui font chier.
Alors, si c'est pour rajouter la jalousie par dessus le marché, non merci, ca ira.

D'abord, c'est quoi la jalousie? Être dégouté parce que sa gonzesse se fait niquer à droite à gauche? Se faire du mouron parce qu'elle tchatche avec d'autres mectons? Tu parles, elle peut bien se faire sodomiser par qui elle veut, tant qu'elle se protège et que les sentiments sont limités à la stricte notion de plaisir.

Entre nous, il vaut mieux quoi? Que ta gonzesse se fasse emballer par un autre gars, qu'elle tombe sous son charme, qu'elle pense autant à lui qu'à toi sans baiser avec ou alors qu'elle se fasse sauter par un autre, juste pour prendre un panard différent de ce que tu lui donnes habituellement?

L'infidélité ou même simplement la pensée de l'infidélité, c'est exclusivement psychologique voire spirituel. Et la jalousie qui en découle, c'est juste bon à te ronger le cerveau, qui n'a pas besoin de ca. La plupart du temps pour rien, à part pour avancer la date de ton cancer because stress psychosomatique trop important.

La jalousie est un tue-l'amour. Comment tu peux vivre un amour propre si ta relation est parasitée par des soupçons, de la défiance ou même simplement un peu de doute. Dans un couple, chaque partenaire devrait être libre de faire ce qui lui plait, l'essentiel étant de se consacrer du temps, du soutien et de partager des moments forts ensemble.

La notion de couple des sociétés modernes, avec tout ces préceptes autour de la fidélité, est juste un héritage de concepts religieux antiques. T'as beau de dire athée ou non-croyant ou tout ce que tu veux, tu t'imposes des limites morales créées par la religion. Et ca te pose pas plus de problèmes que ca, tu trouves ca normal, Dieu existe pas, les curetons c'est des cons, mais par contre attention, faut pas baiser en dehors du mariage. Balivernes. T'as juste une hésitation sur est-ce que sucer c'est tromper, alors qu'en y réfléchissant bien, se faire défoncer la chatte, c'est pareil.

Il semblerait que mon ami John ait bien compris cette philosophie et qu'il la mette parfaitement en pratique.
On en apprend tous les jours, même sur ses proches les moins éloignés (phrase peu élégante, je le conçois, mais t'aurais préféré que j'écrive proches les plus proches? Non. Mais t'as raison, j'aurais du trouver un autre mot à la place du premier proche, mais maintenant c'est trop tard, le passé c'est le passé, regardons devant)

Et devant, y'a quoi? Y'a John qui revient vers nous.

-C'est pour toi Gérard, une gonzesse qui baragouine un langage inconnu et qui te demande!

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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Alchi_ » 14 déc. 2008, 15:03

Tu perds toute notion de lucidité quand tu es amoureux.
Bref... Continue.
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Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 14 déc. 2008, 15:49

Quand t'es amoureux à 15 ans, ouais.

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 14 déc. 2008, 23:43

Chapitre 2-1

[font="Georgia"]Maria Antonescu est une cousine par ma p'tite maman. En effet, nos mères respectives sont soeurs, ceci explique donc cela.
La mienne, Elena, avait réussi à quitter clandestinement la Roumanie en 1976 et avait connu mon père sur le marché de Chateauroux. Elle y avait trouvé un job d'aide-vendeuse auprès d'un fromager. Mon père tenait l'estancot voisin où il vendait ses récoltes de fruits sauvages, champignons et escargots qu'il élevait lui-même.

Elles étaient les descendantes directes de Ion Victor Antonescu, « conducator » de la Roumanie pendant la seconde guerre mondiale, allié à Hitler, plus pour des raisons patriotiques et politiques que par conviction idéologique.
Antonescu a été exécuté en 1946 par les communistes, mais partiellement réhabilité 60 ans plus tard, principalement de l'accusation de « Crimes contre la paix », suite à sa guerre déclarée avec l'Union Soviétique.
Le cour d'appel de Bucarest a en effet estimé qu'en 1940, une guerre contre l'Union Soviétique semblait avoir été necessaire pour préserver l'indépendance du pays. Une guerre préventive, quoi.

Ca a été un lourd héritage à porter pour les soeurs Antonescu. Leur grand-père paternel jouissant d'une réputation sulfureuse qui divisait le pays, elles ont vécu leur jeunesse discrètement dans un petit village aux pieds des Carpates.

Maria, qui n'avait que douze ans et Elena, qui approchait la trentaine, ont tenté ensemble de quitter le pays, en passant par la Hongrie, près du poste frontière de Nadlac. De nuit, après avoir grassement payés des passeurs expérimentés, elles se sont faufilés à travers champs.
Evidemment rien ne s'est passé comme prévu. Elles se sont faits choper par les gardes, qui ont tiré dans le tas.
Les deux femmes ont couru, Elena est parvenu à s'échapper, Maria a pris une balle dans la jambe en implorant son aînée de se sauver, ce qu'elle a fait. Maman a toujours regretté d'avoir abandonné sa nièce là-bas. Mais les circonstances faisaient que... vous comprenez bien, je vais pas vous faire un dessin.

Maria a été quitte pour un séjour à l'hôpital central de Timisoara, et quelques mois de détention à la prison pour mineurs.
En taule, elle a rencontré Tiberiu, un looser issu de la communauté magyar qui se trouvait là par hasard. Ils sont sortis de taule à quelques semaines d'intervalle, ne se sont quasi plus quittés, et se sont installés ensemble à leur majorité dans une ferme désaffectée à Jebel, à quelques kilomètres au sud de Timisoara.

Ils ont vécu un peu comme ils pouvaient. Un peu d'agriculture avec les moyens du bord, des coups de main chez les voisins qui filaient toujours un peu de bouffe.
Quand j'étais ado, on leur rendait visite régulièrement avec maman. Tiberiu avait toujours de grands projets, pleins d'idées dans la tête, mais il lui manquait toujours du fric. Je l'écoutais, j'avais pas mal d'admiration pour lui, le miséreux qui luttait pour s'en sortir, tout ca, je trouvais ca classe.

Quand j'ai commencé à bien gagner ma vie grâce au foot, je lui ai envoyé pas mal de blé pour qu'il puisse se démerder et avancer. Tu parles, un bel enculé, ouais. Je lui filais du pognon, il le dilapidait dans l'alcool. Et quand j'allais lui rendre visite pour voir comment il avait utilisé mon flouze, par exemple, croyais-je, en améliorant sa baraque, en s'achetant des animaux ou encore en investissant dans de la terre ou le matériel, je voyais bien qu'il avait rien foutu. Il trouvait toujours des excuses, problèmes administratifs, retards divers. Mon cul ouais. Tiberiu est juste une grosse feignasse, un déchet de la société. Comment j'ai pu être admiratif, minot, devant une loque pareille.
Un jour, j'en ai eu ma claque de le voir entrainer Maria dans sa déchéance, j'ai coupé les ponts, fermé les vannes, et je lui ai cassé le tarbouif avec un coup de boule magistral, un peu à la Depardieu sur Pierre Richard mais en plus puissant.
Et j'ai solennellement juré à Maria que si son mec avait besoin de quoi que ce soit, qu'il ne me demande surtout pas, auquel cas je l'égorgerai de mes propres mains.

Ca fait quelques années que j'ai plus trop de nouvelles d'eux. C'est con, Maria je l'aime bien, mais son julot, ca me met en colère rien que de voir sa ganache en photo.

C'est donc une sacrée surprise de la voir se pointer, seule, chez les Bebertis.[/font]

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 15 déc. 2008, 22:20

Chapitre 2-2

-Maria! Mais qu'est-ce que tu fous là? Je lui demande dans sa langue natale que je maitrise partiellement.
-Gérard! Ca fait des jours que je te cherche! Me répond t'elle en me tombant dans les bras.

Je suis tellement surpris de la voir ici que je sais pas trop quoi dire. Je lui tapote dans le dos en lui suggérant de rentrer.
Je présente rapidement ma cousine à mes potes, puis elle prend place à autour de la table. John lui sert un café, elle refuse poliment le complément alcoolisé qui l'accompagne traditionnellement.

-Vas-y, raconte! Qu'est-ce qui se passe? Un truc grave pour que t'aies fait 2000 bornes pour me voir.
-Je peux parler devant eux?
-Bien sur, c'est des amis, je leur répéterais de toute façon. Accouche!
-Moi pas parler français bien, scuzati-ma
s'essaye t'elle auprès des deux autres.
-Ouais, c'est bon, ils ont pigé que tu pannais rien à notre belle langue, envoie la sauce, je leur traduirai.

-Tiberiu a de gros problèmes, Gérard, fâche-toi pas, mais j'ai besoin de ton aide.


Aie. D'entrée de jeu, elle appuie sur le mauvais bouton. Y'a gourance dans son introduction, va falloir vite fait rectifier le tir si elle veut que je reste zen.

-Je sais que t'as des rapports compliqués avec lui, mais cette fois c'est vraiment grave, Gérard. Y'a que toi qui puisse m'aider.

Raté. Ca s'empire. Donc je m'énerve. Je me lève, et cogne un grand coup de poing sur la table. Je deviens rouge comme un drapeau soviétique. Et même, quelques taches jaunes apparaissent sur mes joues, c'est pour dire jusqu'à quel point ma métaphore (qui n'en est pas une mais je m'en branle, je dis ce que je veux) est pour le moins adaptée.

-Putain de bordel de merde! Je t'avais prévenue, Maria! J'en ai rien à foutre de ton bonhomme! Il peut crever, je ferai une fiesta d'enfer! Il peut avoir tous les problèmes de la terre, c'est rien du tout! Son plus gros problème, c'est moi, tu m'entends, Maria?

Je pousse ma gueulante en français. Maria en a globalement saisi le sens puisqu'elle s'effondre en larmes. John et Bob se lèvent et viennent vers moi pour me retenir de tout casser dans la cuisine.
-Putain, Gérard, merde, déconnes pas. Qu'est-ce qui se passe? Explique! Interroge John.
-Il se passe que cette conne fait tout ce chemin exprès pour venir me casser les couilles! J'hurle encore plus fort.

Bob, discret jusqu'à présent, juge opportun d'intervenir. Il parle et agit peu, mais c'est toujours à bon escient. Il s'économise tout le temps, mais quand ca sort, tu fermes ton bec.
Il m'attrape par le colback et me dit:

-Ok Gérard, maintenant fini les conneries. Tu t'assoies tranquille, tu bois un coup de poire, et t'expliques. Tu traduis ce que dis madame, et on peut converser tranquillos. C'est clair? Si tu brailles encore comme un putois, je t'astique, ni une ni deux. Capito?


Je m'exécute. J'ai eu l'occasion de voir Bob en colère, et entre nous, je préfère éviter d'être sa cible. Il fait jamais les choses à moitié. Si il dit qu'il me bottera les fesses, il se gênera pas, for sure. Il y prendra même peut-être un certain plaisir.

Je vous fais un résumé de la conversation, hein, on est entre nous. Parce que pleins de dialogues, au bout d'un moment c'est chiant, surtout quand y'a de la traduction dedans. Déjà que vous avez été courageux d'avoir lu jusqu'ici, j'ai pas envie de vous perdre sur une maladresse technique.

Maria et Tiberiu vivotent en Roumanie, toujours à Jebel, mais pas dans la même maison. Le même style, mais en pire. Elle bosse, les champs, les animaux, pendant que Tiberiu picole et donne un p'tit coup de main occasionnel pour des trucs un peu physiques. Pas de quoi s'user non plus.
Et voilà qu'un beau jour, ce con de Tiberiu se fait arrêter par les condés.

Mais que lui est-il reproché, me demandez-vous? Et bien, il se trouve que de mystérieuses disparitions étaient constatées dans le village ces derniers mois. A chaque fois, les entraineurs de l'équipe de foot locale, qui évolue en division régionale, s'évaporaient du jour ou lendemain sans explications. Tiberiu assistait à tous les matchs à domicile.
Il s'est retrouvé suspect sur dénonciation, arrêté, interrogé, un peu torturé.

Maria soutient qu'il est innocent, lui aussi d'ailleurs, mais il va être bientôt jugé et condamné, c'est obligé. Tout le village pense que c'est lui le coupable. De plus, depuis que Tiberiu a été chopé, plus aucune disparition n'a été signalée. Même si ca peut s'expliquer par le fait que l'équipe de foot n'a plus d'entraineur, personne veut risquer sa peau, on sait jamais. Mais pour la police et sans doute par la même occaze la justice, c'est qu'un point de détail. L'essentiel étant que l'arrestation du suspect ait mis un terme aux problèmes.

Maria explique que je suis le seul qui puisse l'aider. Là-bas, elle a personne sur qui s'appuyer, je suis sa seule famille, dit-elle en larmoyant comme pour m'émouvoir.

Son plan: que je prenne en mains l'équipe de foot et que je mène ma petite enquête parallèle pour innocenter son homme. La garce, elle a tout prévu.

Je refuse catégoriquement. Primo, je suis un entraineur réputé, je vais pas allé entrainer des tocards. Secondo, Tiberiu n'a jamais été très net bien que Maria me soutienne qu'il a changé. Et enfin tertio, j'ai la flemme.

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Eric ZeMourinho
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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Eric ZeMourinho » 16 déc. 2008, 00:14

On dirait Vandamme. C'est grand, c'est beau, c'est fort.
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Daguinovitch a écrit :L'OM est un club de merde.

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Messagepar Alchi_ » 16 déc. 2008, 12:08

:inlove:
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Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 17 déc. 2008, 22:34

Chapitre 3-1

La matinée a déjà bien avancé. Le bus vient juste de franchir la frontière allemande à Strasbourg. Il fait beau, un temps automnal, ce qui est en parfaite adéquation avec la date du jour: 15 octobre.

Dans l'autocar, puisque c'est le nom scientifique de ce bus, soyons rigoureux, il y a John, Bob, Maria et moi, entre autres mais les autres, on s'en cogne un peu. Où va t-on, that's the question and you already have the answer because you're not stupid, hein, fucking reader.

Tiens, ca me rappelle une anecdote de jeunesse. Oui, chez les Gerbix, on a une passion pour les anecdotes pas chères dont tout le monde se branle. C'est de famille.
Donc, je disais, quand j'étais ado pré-pubère, à l'âge où tu découvres que ton zizi ne sert pas qu'à faire pipi, je me mettais devant la glace de la salle de bains et j'imitais la scène culte de De Niro dans Taxi Driver. Tu sais bien, you're talking to me, who else are you talking too, et tout le glinglin. Je mettais ca à ma sauce, je prenais un air bien vénère et ca donnait un truc du genre:

-I will fuck you son of a bitch! Fuck you! You see that toothbrush? I will fuck your ass with that fucking brush. Dry, without toothpast! Fuck you, man!

Maman, qui pannait rien à l'anglais, croyait que j'avais mal aux dents, et m'emmenait illico chez le dentiste. Bien pratique pour quand j'avais la flemme d'aller à l'école, ca m'évitait pour une fois de bricoler un mot d'absence moi-même.

On est donc tous réunis dans cet autocar. Mes potes m'ont convaincu. Après tout, ca me fera du bien de voir un peu de pays après la crise de la trente-cinquaine que je viens de me taper. Je leur dois bien ca, ils m'ont tellement aidé.
En général, un road-trip avec les deux loustics, tu t'en rappelles un moment. Si ca te rebooste pas le moral, y'a plus rien à faire. D'ailleurs, en attendant le car sur le quai de la gare routière, John a sorti la bouteille de vodka qu'il garde toujours dans son duffle-coat et s'est mis à entonner à tue-tête "La Madelon", c'est vous dire l'ambiance.

Par contre, j'ai bien prévenu Maria que si son mec était pas blanc de chez blanc, je me gênerais pas pour l'étriper avec les dents . Et qu'elle connaitrait le même sort après que je l'ai sodomisée à sec avec un volumineux légume. Sans pitié.

On a cherché à choper un avion, mais à l'aéroport international de Châteauroux, le trafic est plutôt léger. Y'aurait fallu bouger sur Paname, mais bon, vise un peu les tarifs.
Coup de chance, on voit qu'un autocar fait un stop dans le Berry avant de tracer sa route. Bayonne-Bordeaux-Berry-Paris-Strasbourg et ensuite direct jusqu'en Roumanie.
Comme on était assez pressé, l'autre con va bientôt être jugé, on sait pas encore la date mais ca peut aller vite dans ce pays qui a toujours quelques relents nauséabonds de l'époque Ceausescu, on a dit banco pour le bus.

On est parti à minuit, John laissant Lisa seule quelques jours, Bob laissant rien, vu qu'il emmenait sa main droite avec lui. Trente-cinq heures de bus en prévisionnel, ca va être lourdingue. Je me suis posé à coté de Maria et les deux comparses ont pris place l'un à coté de l'autre. Le car est presque blindé, pleins de gitans, ca jacte le roumain en veux-tu en voilà.

La nuit s'est bien passée, John a ronflé comme un bucheron, Bob lui a donné des coups pour le calmer. Maria s'est endormie sur mon épaule, et moi je suis resté à réfléchir.
Le sujet de ma réflexion était le néant, et mes conclusions sont vides de sens, donc je vous les épargnerais pour cette fois.

Vivement qu'on fasse une nouvelle pause, je commence à avoir mal aux jambes.

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Messagepar Alchi_ » 18 déc. 2008, 16:29

:want:
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Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 18 déc. 2008, 23:03

Chapitre 3-2

On vient de franchir la frontière austro-hongroise y'a quelques minutes. Le voyage se déroule peinard, sans incidents, à part une descente de flics sur une autoroute autrichienne. Vérification express des papelards, puis un clebard est venu renifler si y'avait pas des trucs louches, il s'est arreté deux secondes pour mater l'entre-cuisses de Maria, rien à signaler, ca sentait bien la poiscaille.

On s'est occupé comme on pouvait, à discuter de tout et de rien, à chantonner des chansons paillardes, à jouer à je te tiens tu me tiens par la barbichette, des trucs bien funny dans le genre, fais pas le mec qui connait pas, tu fais pareil.

Sur le siège devant moi, Bob est occupé à faire des mots-croisés achetés sur une aire de repos en Allemagne. Il galère un peu, il a déjà du mal avec le français et c'est tout écrit en boche. Il lutte en silence pour essayer de remplir ses cases. A ses cotés, John est entrain de bouquiner tranquille, il a choisi un auteur allemand par clin d'oeil, il aime ca, les petites références daubées. Il a choisi « Critique de la raison pure » de Kant. Mais rassurez-vous, c'est juste pour faire l'intello, il pige rien mais fait style que c'est passionnant. Ca donne un genre, un peu comme la fausse Rolex. Pour John, c'est important de bien paraître, même si être ca compte aussi. Comme quoi, c'est un grand philosophe, lui aussi.

Maria de son côté a l'air de me contempler. Elle me dévore littéralement des yeux, et c'est pas peu dire. Imagine une femme de quarante-cinq piges environ, un peu flétrie par les années, faut pas se mentir, qui te fait des sourires enchanteurs. Et ben ca donne pas envie.
Y'a jamais rien eu entre nous. Bon, on a bien joué au docteur et à touche moi la zigounette et je te mets un doigt, mais ca s'est arrêté là. Je préférais aller baiser ses deux voisines, on se faisait des trucs à trois, le panard.

Voyant mes deux collègues occupés, elle commence à me caresser la cuisse gauche. Oh la cochonne, qu'est-ce qu'il lui arrive. Si je suis obligé de la baiser dans les chiottes au prochain arrêt, ca me fera quand même de la peine. Merde, les cousines, c'est la famille, ca se fait pas trop. Mais bon, si c'est elle qui cherche, hein, faut être serviable.

Elle me débraguette la falzard tout en douceur tout en me faisant ses petits yeux affamés. Ses mains caressent mes testicules, je commence à bandouiller légèrement, même si faut quand même que je me concentre un minimum.
Elle passe tendrement ses doigts autour de mon sexe puis l'empoigne pour me masturber discrètement. Elle se pince les lèvres, se les caresse avec la langue. Je sens qu'elle va venir me fellationner le chibroque, ca va pas tarder.

En effet, ca manque pas. Elle gobe ma bite et me suce affectueusement. Elle garde en permanence le bout de mon gland dans la bouche, comme si elle avait peur qu'il prenne froid. The romanian touch. Elle continue à me malaxer les couilles en parallèle, y'a pas de raison, ca peut pas faire de mal.

Elle suce proprement, sans génie mais le boulot est fait correctement. Elle accélère enfin le mouvement. Mon gland n'a pas décollé de sa bouche pendant une bonne quinzaine de minutes, c'est donc tout naturellement que ma sainte semence choit sur ses amygdales après un léger détour par la luette.

Puis elle travaille mon liquide, on dirait qu'elle déguste un pinard millésimé. Manquerait plus qu'elle me sorte que mon sperme a le goût de bouchon, ce serait le summum de sa kitscherie.
Finalement, elle l'avale, me sourit et penche la tête en arrière sur son siège en fermant les yeux.

J'ai à peine le temps de me rebraguetter qu'on entend le deuxième chauffeur (ils sont trois, un qui pionce, un qui surveille la route au cas où elle se fasse la malle et un qui fait son maximum pour conduire droit) qui se prépare à faire une annonce.

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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Jack Peine à jouir » 19 déc. 2008, 16:16

[quote="philoumihadrian"]The romanian touch.[/quote]Référence ? :twisted:
---> Tout point pris n'est plus à prendre

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 19 déc. 2008, 21:45

Chapitre 3-3

-Ne oprim cincisprezece minute! Ne oprim cincisprezece minute! Va rugam sa nu interziati. Multumesc.

On fait une nouvelle pause. Quinze minutes, c'est vite passé, t'as juste le temps de faire la queue au chiottes et de t'en griller une petite. Il fait nuit, minuit vient de sonner (c'est une image, on est paumé, y'a pas une cloche à l'horizon). Encore une dizaine d'heures et on sera arrivé à destination si Philippe de Dieuleveult le veut bien.

Je vais pisser contre un bosquet, Maria et Bob vont aux gogues et John reste à choisir son nouveau bouquin hongrois, pour faire honneur à ce pays. Il hésite encore entre « La signification présente du réalisme critique » de Georg Lukacs et « L'officier de la garde » de Ferenc Molnar. Le choix se révèle être cornélien pour sa pomme alors il se demande ce que Bernard Pivot choisirait si il était à sa place.
Finalement, il se rabbatera sur « Oui-Oui fait ses courses à Budapest » , c'est aussi instructif mais beaucoup plus poétique.

Alors que je suis entrain de tirer de grandes bouffées sur ma cigarette en essayant de deviner à quel point le paysage peut être morose dans ce coin, John s'avance vers moi en prenant son air penaud, comme si il avait un truc un peu honteux à me demander.

-Dis Gérard, j'peux te d'mander un truc un peu personnel?
-Olala, qu'est-ce qui t'arrives, mec, on dirait un gosse à deux doigts d'envoyer son premier smack.
-C'est que, j'me d'mandais. Toi qui la connait bien, tu crois que j'ai mes chances avec ta cousine? Elle m'botte bien, j'lui mett'rais bien une s'couée vite fait, mais ca me f'rait chier d'me faire rembarrer vu que c'est quand même ta famille, j'veux pas créer d'histoires, tu vois?


Manquait plus que ca. Mon John qui se prend pour un cavalier romantique. Cinquante balais et toujours pas capable de se démerder tout seul pour tromper sa femme. Ca restera un éternel gamin.
Quand à Maria, vu comme elle en pince pour ma gueule, ca m'étonnerait qu'elle soit bien attirée par le vioque. Mais j'ai envie de rigoler, un plan-drague foireux de l'ancien dans une langue qui lui est inconnue, je pense que ca doit valoir le détour.

-Vas-y, fonce, elle a pas arrêté de me parler de toi depuis hier.
-Et c'est seulement maintenant que tu m'le dis? Merci mec, j'te r'vaudrais ca.


Ses yeux s'éclairent, clignotent dans tous les sens. C'est comme s'il faisait des appels de phares à la terre entière pour témoigner à quel point il est heureux.
Il hausse les épaules, prend une grande bouffée d'air frais et semble serrer le point dans la poche de sa veste. Je l'entends murmurer un Yes! convaincu à défaut d'être convaincant.

Toute la clique remonte dans le car, le quart-d'heure réglementaire étant à présent dépassé. Je laisse John prendre place à coté de Maria, je me mets derrière eux aux cotés de Bob.
D'ailleurs, il fait quoi, l'austère? Le car a mis les voiles, je le cherche parmi les quelques personnes n'ayant pas encore pris place. Et merde, pas de Robert à l'horizon.

Je fonce sur le chauffeur, lui criant de s'arrêter immédiatement pour attendre mon ami. Las, nous sommes déjà engagés sur l'autoroute, ce con de driver me sort un baratin, que c'est trop tard, on peut pas se permettre de perdre du temps, impossible de faire demi-tour, il avait qu'à être à l'heure, il est grand il se démerdera bien.

Putain, l'angoisse. Robert Flynn le monolingue abandonné tout seul au milieu de la nuit sur une aire de repos dans le trou du cul de la Hongrie. Putain l'angoisse. (oui, je sais, je répète la même expression, mais c'est pour bien insister que c'est quand même la grosse flippe)

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Messagepar Jack Peine à jouir » 20 déc. 2008, 07:29

[quote="philoumihadrian"]
Finalement, il se rabbatera sur « Oui-Oui fait ses courses à Budapest » , c'est aussi instructif mais beaucoup plus poétique.[/quote]
Franchement je paierais pour voir Bebert le lire :lol:
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Messagepar Madoff » 23 déc. 2008, 16:01

ah ouais, jviens de tout lire mais en fait t'es au top batard.
2Pac died because he lived the thug life. This 6 pack is going to die because I live the chug life.

Gerard Gerbix

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Messagepar Gerard Gerbix » 23 déc. 2008, 18:24

Au top de quoi, on saura jamais.

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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Madoff » 23 déc. 2008, 19:26

joue pas le (anthony) modeste, t'es un boss ducon.
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Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Madoff » 03 avr. 2009, 20:38

bon, la suite, maintenant que tu t'es fait prier.
2Pac died because he lived the thug life. This 6 pack is going to die because I live the chug life.

Gerard Gerbix

Apologie de la prodigalité danubienne

Messagepar Gerard Gerbix » 03 avr. 2009, 20:52

Chapitre 3-4

On s'approche enfin de la frontière hongro-roumaine. Enfin, ce qu'il en reste. Y'a peu, c'était encore grosses barricades, pleins de douaniers et de flics qui trainaient, fallait montrer patte blanche.
Maintenant, c'est plus peinard, t'as moins de risques d'être emmerdé. Ils te controlent quand même tes fafs vite faits, faut pas deconner.
C'est peut-etre le seul avantage de cette putain d'Union Européenne, la libre circulation. Tu peux rester autant de temps que tu veux dans un pays, t'es plus soumis aux regards méfiants de la police des frontières, t'es plus obligé de glisser un billet de vingt euros dans la poche du douanier pour faire passer la bouteille de sky que tu gardes toujours en réserve dans le vide-poche, on sait jamais, en cas de coup dur.

Depuis la halte magyar durant laquelle on a perdu Bob, je tire la gueule. Je suis inquiet, on le serait à moins. J'imagine sa tronche s'apercevant que le car a disparu. Même pas sur que ca lui fasse soucis, à lui. Il prend tellement les évènements à la légère depuis son veuvage qu'il est bien capable d'être allé se jeter un godet en sifflotant, l'air de rien, convaincu qu'une solution lui tombera sous le pif.

Pendant ce temps-là, John a essayé de tchatcher la cousine. Ca se passait pas trop comme prévu, elle avait montré quelques réticences lorsque'il a posé ses mains sur sa cuisse. Il a même pris une beigne dans la gueule quand il a voulu lui tripoter les nibards. Mais attention, une beigne de gonzesse, pleine de tendresse et qui fait pas vraiment mal quand t'y repenses. Elle avait boudé cinq minutes, et John s'était retourné vers moi:

-Putain, Gérard, je croyais qu'elle était chaude, ca veut dire quoi, ca?

-Tu sais, John, c'est comme ca, les femmes mariées en Roumanie, ca fait un peu la gênée au début, pour pas passer pour des gonzesses faciles. Mais t'insistes un peu et c'est dans la poche, j'te le garantis.
-Merde, ta cousine pouvait pas être célib', des fois, histoire de me faciliter la tâche.
-Tu n'y aurais pas pris le même plaisir.


Et voilà mon John reparti à l'assaut de Maria. Elle se retourne vers moi, je lui adresse un clin doeil complice dont je ne connais pas moi-même la signification. Va savoir comment elle l'a interprété.

Nous sommes arrêtés à la frontière. Une file d'une dizaine d'autres bus nous précède. Ca promet un petit moment d'attente.
Les flics font toujours une petite vérification des papelards, pour voir si y'aurait pas un voyou recherché ou un clandestin malgache dans le lot.

C'est enfin notre tour. Une fois la douane passée, ca repart peinard, le gros point noir est passé. La suite, c'est juste d'éviter les crevasses sur la route pour arriver entier mais y'a du pilotage chez les chauffeurs roumains, faut pas trop s'en faire.

Par contre, le gros point noir peut vraiment s'avérer être le gros point noir relou de putain de merde de sa maman, si jamais ton bus est choisi pour le desossage en règle. Faut bien compter quelques heures de plus à poireauter.

Et évidemment, ca tombe sur notre gueule. Tout le monde descend, et le bus est fouillé de fond en comble. Tous les sacs, valises et autres poches sont regardés intégralement par ces salopards de douaniers. T'as pas intérêt à avoir des trucs fragiles dans ta valoche, parce qu'elle est martyrisée. Ils t'appellent quand même pour l'ouvrir quand c'est codé, ils sont civilisés, ils pourraient la faire péter à la dynamite.

Deux gitans sont embarqués. Ils transportaient des trucs pas nets apparement, j'ai pas bien vu mais la rumeur parle de marijuana, coup classique, t'en trouves peu en Roumanie alors forcement, y'a moyen de faire de bons business si tu te fais pas gauler. Quand c'est rare, c'est forcement un peu plus cher.

Le truc bien chiant aussi, c'est que les bagages avaient été rangés dans un certain ordre dans la soute, histoire que les premiers qui descendent aient leur bagage à portée de mains, et ainsi de suite.

Le car file jusqu'à Bucarest mais en s'arrêtant dans les grands bleds en cours de route. On va être dans les premiers à descendre, vu qu'on va se faire jeter à Arad, le bus continuant sa traversée diagonale de la Roumanie pendant qu'on prendra un van pour tracer au sud jusqu'à Timisoara.
Les douaniers ont remis les sacs en vrac, sans trop s'emmerder à respecter l'ordre. Quel bande d'enculés.

Enfin, bon, on repart quand même, après une petite dizaine d'heures de blocage.

On s'arrête encore à la première station essence roumaine histoire de faire un plein pas trop cher, mais ca traine pas, on a suffisamment glandé, pas grand monde supporterait une nouvelle pause.

Dernière ligne droite en vue. Enfin!

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Eric ZeMourinho
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Messagepar Eric ZeMourinho » 08 avr. 2009, 00:37

C'est grand. Tu m'as motivé à continuer la mienne en plus.
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Daguinovitch a écrit :L'OM est un club de merde.

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Messagepar Madoff » 10 avr. 2009, 00:33

dagui, c'est notre kitty à nous. il promet mais il en branle pas une en fait.
de toute façon, les gens du nord on les connait, ils sont bons qu'à se taper des enfants. quand faut se sortir les doigts du cul (en étoile), ya plus personne.

ps: tu tues aussi, phiphi mais maintenant faut arrêter de nous prendre pour des cons et faire une vraie suite 100% exclu officiel si si la famille.
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Messagepar Gerard Gerbix » 10 avr. 2009, 06:15

pas de suite dans l'immediat, vu que je réécris le tout sous forme de scénar.


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