Histoire coco - le texte

Aujourd'hui maman est morte. Ou peut-être hier, je ne sais pas.
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Dobble
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Histoire coco - le texte

Messagepar Dobble » 15 févr. 2013, 08:16

-Bon alors, t'attends quoi ? On baise ?

Alex se trouva désorienté par la brutalité de la question. Ca faisait bientôt une heure qu'ils discutaient et le jeune homme n'était pas encore parvenu à franchir le pas.

-Heu, écoute... oui, ok, mais j'ai un truc à te demander avant.
-Allez, viens, on aura le temps de reparler après, fais pas ton timide !


Alex était un peu perdu. Il sentait qu'il approchait du but. Le but ultime de sa vie d'adolescent. Malgré les relents d'acné qui pointaient toujours sur son visage, 22 ans lui semblait être un âge limite pour une première fois. Question de conventions sociales, se disait-il.

Il avait toujours eu du mal avec les filles. Il ne savait pas comment les aborder, puis comment leur tenir une conversation crédible. Enfin, s'il réussissait à franchir ces deux premières étapes, ce qui était très rare, il se bloquait complètement au moment de conclure.

Son cousin Luigi était venu en vacances d'Italie pendant une semaine. Il logeait chez les parents d'Alex qui avait une grande maison à la campagne. Alex, pour sa part, avait un petit studio en ville, où il poursuivait des études d'histoire de l'art. Luigi avait une femme sublime et deux magnifiques petits garçons. Et surtout, il en connaissait un rayon dans le domaine qui préoccupait Alex.

C'est après avoir ravalé le peu de fierté qui sommeillait en lui, qu'il alla consulter le cousin d'Italie. Celui-ci se montra coopératif, comblé qu'il était de faire partager son expérience.

-Ma, si y'a oun domaine qué jé maitrise, c'é bien celoui-là, ecco. Yé po té donner conseil, si. Ma cé sera ounico pour raméner la fille dans ton ploumard, capito ? Après, c'é à toua dé té démerder, cugino.
Et il conclut sa diatribe dans un grand éclat de rire, comme à chaque fois qu'il était convaincu que la chute valait son pesant de lires.

Alex avait suivi les conseils du cousin Luigi à la lettre. Bon, bien sur, y'avait eu quelques accrocs. Comme par exemple le fond sonore Phil Collins dès leur entrée dans le studio. Après avoir balancé des « t'es ouf » qui résonnait à en faire frémir les murs, elle avait vite changé de disque et s'était rabattue sur un vieux Macy Gray qui trainait dans une pochette poussiéreuse.

Il s'en était globalement bien tiré jusqu'au moment fatidique. A présent, il ne savait plus trop comment s'y prendre. La voir prendre les devants lui enlevait un poids, mais le ton qu'elle avait employé n'était pas enclin à le rassurer.

Ils s'affalèrent sur le clic clac déplié, puis Alex tenta de synthétiser tous ses souvenirs de films porno en une seule stratégie. C'est qu'il ne fallait pas trainer et être efficace.

Après avoir émoustillé tous les sens de sa partenaire, Alex s'allongea sur elle, l'embrassa puis lui dit avec une quantité non négligeable de gêne dans la voix:

-Je crois qu'on a un problème. J'arrive pas à bander.

Il avait envisagé tous les scénarios possibles mais c'est le plus improbable qui s'était produit. Néanmoins, le jeune fille, dont l'excitation était toujours à un très haut niveau, eut une réaction qui le rassura.

-Ecoute, c'est pas grave, ca arrive, laisse-moi faire.

Elle se mit à le travailler au corps. Alex tenta de se concentrer au maximum afin d'avoir au moins un semblant d'érection. Il sentait bien que cette première ne resterait pas dans les annales, mais il voulait en sortir la tête haute. Le minimum syndical. Pour pas passer pour un con auprès du cousin. Et pour lancer sa vie sexuelle sur de bons rails.

Mais lorsque moins de deux minutes plus tard il cracha sa semence sur la jeune demoiselle, celle-ci vit rouge.

-Mais...mais... putain, t'as éjaculé sans avoir bandé. Mais putain, merde, qu'est-ce que tu me fais ?

Alex voulut trouver une porte de sortie honorable. Il y avait des sanglots dans sa voix.

-Je sais pas, c'est la première fois que ca m'arrive, j'te jure. Je crois que c'est parce que je ressens quelque chose de spécial pour toi, j'avais jamais eu une émotion pareille avant.
-Tu parles, c'est parce que t'es un sale puceau, ouais. Mais putain, pourquoi j'ai la loose pour tomber que sur des tocards.
-Mais non, qu'est-ce que tu vas chercher. Je....Je....Je t'aime, Marie.
-Je m'appelle Julie, connard.

Elle se lava et s'habilla en toute vitesse et partit en claquant la porte.

-J'aurais du me méfier d'un mec qui écoute Phil Collins.

Les pleurs dégoulinait du visage d'Alex.

-Et merde. Quel con ! Mais quel con !

Non seulement il venait de complètement foirer sa première, mais il avait toujours personne pour l'accompagner pour le Troyes-Nancy de samedi...

Philou

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Grichting
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Re: Histoire coco - le texte

Messagepar Grichting » 16 févr. 2013, 11:59

Cette fois c’était la bonne. Un soir de saint Valentin, son plan était parfait.
Bon, Alex n’avait pas encore rencontré la douce, mais son profil sur Celibest était éloquent.
Comme lui avait conseillé son cousin Philou, roumain de son état, il s’était appliqué à choisir une fille un peu plus jeune, pour « asseoir son autorité ». 16 ans, le bel âge. Ses passions mettaient en émoi notre jeune aventurier. Lire du 50 shades of grey si jeune, ça ne pouvait que dénoter une coquine en devenir. Et puis cette photo : de longs cheveux blonds, des yeux bleus métalliques et surtout ce sigle Rica Lewis sur la poitrine. Oui elle avait du goût et arborait fièrement un maillot de l’estac, floqué Gérald Baticle il en était quasi sûr. Elle posait, allongée sur du sable fin, et la photo lui rappelait Vandoeuvre city, plus connue sous le Nancy plage, là où il jouait au foot l’été, gardien de but, toujours. Un sacré signe du destin, et cette rencontre était déjà devenue la plus importante de sa jeune vie de célibataire balbutiant. Ce soir il avait rendez-vous avec sa lorraine fantasmée, et il n’allait pas faire la quiche.

Il l’avait d’abord poké doucement, presque par maladresse, et n’avait plus osé retourner sur le site pendant 15 jours, de peur qu’elle n’ose répondre à cette avance. Mais un soir où il avait forcé sur le punch lorrain au Corto, son rade habituel, il avait consulté son profil. Et là surprise, elle avait non seulement répondu à son approche, mais lui avait aussi écrit un petit message qui s’était imprimé depuis dans sa mémoire :
« Tu m’as l’air d’un bon gars, on pourrait parler je m’ennuie pendant ces longues soirées d’hiver ».
S’en suivirent des échanges par mails toujours un peu plus longs, et doucement l’ardeur de la découverte montait chez Alex, qui, malgré ses appréhensions et ses doutes, voulait rencontrer cette adolescente joyeuse qui finissait toujours ses mails par « ps : Jean Marc Furlan, i wanna be your toy ».

Toujours un peu novice quand il s’agit des femmes, Alex avait demandé conseil à une personne inattendue: Axel, son anagramme, plus connu sous le nom de Professeur Remaster, qui enseignait avec fougue le romantisme à l’université. Leur amitié s’était scellée un jeudi à 15h, lors d’un tournoi de Fifa à la fnac de Nancy, où l’ancien éclatait tous les concurrents avec Southampton. Il avait d'ailleurs gagné son respect en arrachant le nul sur un éclair de génie de Benjamin Nivet. Troyes represent. Autour d’un verre, il avaient ensuite conversés sur les lourds enjeux qui accompagnent la périlleuse première rencontre.

D’abord prévoir un peu d’alcool, pour détendre la donzelle et créer un terrain propice. Ensuite, montrer ses talents de mâle en cuisinant un petit plat. La recette transmise était simple, des spaghettis bolognaises, mais la lente cuisson pendant des heures saurait enflammer le palais de la promise et lui donnerait des forces pour la suite. Et puis surtout, le conseil primordial : soigner l’apparence, toujours. Du coup, Alex avait prévu de mettre son plus beau keffieh, assorti à son polo fred perry, et il avait tenté l’atout charme, une moustache. Pour sûr, elle allait craquer sur son look d’étudiant plein d’originalité.

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Dobble
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Re: Histoire coco - le texte

Messagepar Dobble » 17 févr. 2013, 11:38

Alex se faisait bien à sa nouvelle vie troyenne. Cela faisait maintenant 5 mois qu'il avait quitté la Lorraine pour venir étudier dans l'Aube. Ce premier saut hors du cocon familial n'était pas des plus aisés mais les bons Leclerc de son père lui permettaient de charger la Fuego pour rentrer tous les 15 jours en Lorraine.

Il était tout excité à l'idée de rencontrer "Lolita10". Il se demandait encore si elle faisait plus référence à Alizée ou Nabokov mais pensait que le premier "rendez-vous" n'était sans doute pas le moment le plus propice pour demander. Depuis 15h, il s'affairait en cuisine pour réaliser la recette discutée avec Axel. Avant, il avait fallu dégager toutes les bouteilles laissées par Kiki, son coloc; jonchant le sol de la cuisine et du salon. Alex n'avait pas osé le réveiller pour lui annoncer qu'il avait un rendez-vous le soir-même. Avec un peu de chance, Kiki serait sorti.

Alex voyait cela comme un signe du destin que la St-Valentin tombe le soir d'un Troyes-Nancy pour son premier rendez-vous avec une Lorraine à Troyes. Le rendez-vous était fixé à 16h30 devant la mairie. Alex avait son keffieh et son maillot de Samuel Boutal, glâné après l'historique ESTAC - Leeds. Alex avait eu peur de louper Lolita et était arrivé une dizaine de minutes en avance.

Finalement vers 16h32, une jeune blonde apparaît avec le maillot de Baticle. Cela ne fait aucun doute, cela ne peut être qu'elle. Elle se dirige vers Alex qui ne sait trop que faire. Il lui tend la main qu'elle s'empresse de prendre pour le tirer vers elle et l'embrasser sur les joues. Alex est mis à l'aise par cette gestuelle:
- Salut ! Moi c'est Alex.
- Moi c'est Lorraine.
- Comme la région ?
- Ouais j'ai des parents super originaux.

Le petit quart d'heure pour aller jusqu'au Stade de l'Aube fut joyeux, quoi qu'un peu silencieux. Ils se regardaient et tentaient de s'apprivoiser. Alex paya les deux places dont une à demi-tarif. Il commencait à entrevoir les bienfaits de sortir avec une très jeune fille.

Le match commença et Alex eut du mal à se concentrer sur les arabesques de Puygrenier et de Bréchet. Le léger parfum de la demoiselle l'enivrait et il passa les 3/4 de match de profil à la scruter. Celle-ci se laissa apprivoiser tout en ne laissant pas une miette du match, qui s'avéra peu intéressant au final, malgré le jeu déployé par l'équipe de Furlan.

Le temps était venu de rentrer après ce match.
- C'est pas le meilleur match que j'ai vu !
- Ouais c'est dommage. Mais Nancy est une équipe chiante.
- Comment cela se fait que tu supportes Troyes ?
- J'ai un cousin alsacien qui déteste Jean-Marc Furlan et depuis je supporte toutes les équipes de Furlan."

Alex avait bien repéré le chemin pour rentrer chez lui afin de passer devant les nombreuses maisons avec boiserie. La soirée devait être romantique. Arrivé à l'appart, Alex fit s'asseoir Lorraine dans le salon puis lui offrit un Panaché. Il s'empressa d'aller voir ses bolognaises quand il découvrit le plat vide dans la cuisine.

Au même moment, Kiki fit son apparition en caleçon dans le salon avec son tee-shirt Jacques Chirac et tapa la bise à Lorraine qui semblait charmée. Alex fut spectateur de la scène. La soirée était mal engagée.

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Philou
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Re: Histoire coco - le texte

Messagepar Philou » 18 févr. 2013, 06:57

-Vous croyez à la thèse du suicide, patron ?

La jeune fille était avachie par terre. Sa tête tenait tant bien que mal sur le rebord du clic-clac déplié. Si elle n'était pas morte sur le coup, elle aurait fini noyée dans son propre sang tellement la mare rouge était immense.

Le commissaire Van Veltmann était sceptique. Il porta sa main au menton et commença à le caresser entre son pouce et son index.

-A ton avis ?
-A mon avis, faut toujours se méfier des apparences. Les suicides maquillés en meurtre ou les accidents déguisés en suicide, ca se voit plus souvent qu'il n'y paraît.

L'inspecteur Peinàjouir n'était peut-etre pas le plus futé de la criminelle, mais son regard décalé sur les scènes de crime et son sens aiguisé du détail en faisaient un atout précieux pour le commissaire.

Le studio était sans dessus-dessous. Il ressemblait à un champ de bataille. De la vaisselle cassée jonchait le sol. Même le micro-ondes avait eu le droit de faire connaissance avec la théorie de la gravité. Le commissaire se gratta la tête. Récolter des indices dans ce foutoir n'allait pas être chose aisée.

-Patron, venez voir !

Peinàjouir avait sortie sa loupe d'enquêteur très spécial.

-Vous voyez, là ?

Van Veltmann eut une nouvelle mimique de scepticisme. Oui, c'était une trace de sang, et alors ? Il y en avait plein la pièce, quelle découverte !

-Ce sang n'est pas le sang de la victime, patron.
-Ah ouais ? Et à quoi tu vois ca ?
-A la couleur. Tenez, prenez la loupe. Vous remarquez comment cette trace a des teintes orangées alors qu'autour de la victime le sang est de pure couleur rouge ?
-Ouais, et alors ? Tu vas me dire que c'est du sang de rouquemoute irlandais ?
-Pas exactement. Ce sang est spécifique des rouquins de Bretagne, patron. On a peut-etre une deuxième victime.
-Ou notre tueur. Embarquez-le pour les analyses.


Le commissaire Van Veltmann poursuivit son tour d'horizon du studio. Dans la cabine de douche, il retrouva des vêtements. Il les renifla puis en fouilla les poches.

-Lorraine Alsace, étudiante. Elle n'est pas d'ici et elle met du parfum de marque. Peinàjouir, il va falloir retracer son emploi du temps de la journée d'hier.

Le médecin légiste était arrivé. Toujours avec quelques minutes de retard, réglé comme une horloge. Le docteur Fridobec avait une grande expérience du terrain. Il en avait vu des vertes et des pas mûres. Il lui restait peu à tirer avant une retraite que certains qualifieraient de volée à l'administration alors que d'autres se montreraient plutot soulagés d'être enfin débarrassé du vieux débris.

-Commissaire, cette jeune fille est morte dans la nuit, je dirais vers 2 heures du matin environ. Probablement tuée avec cette batte de base-ball. Le sang trouvé sur le bout de la batte et l'empreinte sur le crane de la victime correspondent parfaitement.
-Elle a été violée ?
-Vu l'état de fraicheur de sa chatte, je dirais que non. Mais bien sur, j'en saurais plus après l'avoir pénétrée...heu... autopsiée je veux dire.


-Patron, j'ai discuté avec la logeuse ! Elle a entendu du bruit dans la nuit. Ce matin, elle est venu frapper à la porte pour voir si tout allait bien. Comme c'était entrouvert elle est entrée et a trouvé le corps. Elle nous a appelé immédiatement.

Franck Albite était un inspecteur débutant. Le commissaire croyait beaucoup en lui et l'avait pris sous son aile. Il disait que c'était toujours agréable d'avoir un grand costaud dans son équipe. Quand les choses tournent mal, faut toujours un con pour partir en première ligne, telle était sa grande théorie du travail d'équipe.

-T'en as appris sur le locataire ?
-En fait, ils étaient deux, ils partageaient le studio. Enfin, si on peut appeler ca un studio, vu qu'il y a deux pièces.
-Comment peut-on partager un si petit appart' ? Des homos ?
-Selon la logeuse, ils étaient étudiants, un peu fauchés. Mais jamais d'histoires, toujours les loyers payés en temps et en heure.
-Des noms ?
-Kiki Mane, un breton d'origine et Alex Pinto, portugais ou italien, on sait pas trop.


Cette affaire n'était pas faite pour déplaire au commissaire Van Veltmann. Son nez légendaire flairait l'histoire sordide. Il prenait son pied lorsque les enquêtes sortaient des sentiers battus, ce qui était plutôt rare dans cette bonne vieille ville de Troyes.

-Hey Jack ! Tu devrais aller voir la logeuse, je suis sur que c'est ton style !

Peinàjouir en bavait d'impatience en se passant voluptueusement la langue autour des lèvres.

-Du genre avec des gants de toilettes à la place des seins ? C'est ca Franck ? Oh putain, j'adore !

Le commissaire Van Veltmann n'était pas de cet avis :

-Règle N°8 les gars : On ne tripote pas de gants de toilettes pendant le service. Prenez vos affaires, on remballe, on a du pain sur la planche.

-Ok patron ! Répondirent-ils en choeur.

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Re: Histoire coco - le texte

Messagepar Dobble » 19 févr. 2013, 16:25

Le commissaire Van Veltman avait du mal à se concentrer sur quoi que ce soit depuis qu'il avait été happé par cette affaire.

Heureusement, le mardi midi était une traditionnelle partie de plaisir au commissariat. Quelques bières, le rétroprojecteur, des pizzas et toute la fine équipe s'enfilait deux ou trois épisodes des Sopranos. Van Veltman était heureux de pouvoir partager cela avec ses collègues, lui qui se voyait comme le Tony de sa bande.

Chacun avait son préféré: Peinàjouir s'identifiait à Paulie, Albite à Chris et Fridobec s'attardait surtout sur les courbes de la fille Soprano.

Mais ce jour-là, alors que Tony allait succomber au charme de Gloria Trillo, le procureur débarqua dans la pénombre. Les 4 coéquipiers se levèrent d'un bond et Frido tenta tant bien que mal de trouver une contenance face à l'homme en costume:
- Bonjour, une petite bière ?
- Mais qu'est ce que vous faîtes messieurs ?
- Nous faisons une étude de cas, tenta de glisser le commissaire VV alors que les seins de Trillo s'affichaient en grand format sur le mur blanc.
- Une étude de cas ? Un porno oui !
- Mais non, c'est la série Soprano. Nous analysons les ressorts psychologiques qui peuvent amener à un meurtre ou un suicide.

Cette dernière réplique de Peinàjouir fit mouche et le procureur y pensa quelques secondes.
- Bon quoi qu'il en soit, on est dans la merde ! La gamine, la Lorraine Alsace, c'est la fille d'un homme haut placé ! Vous avez plutôt intérêt à trouver un coupable rapidement.
- Nous aurons les résultats des tests ADN très bientôt monsieur, enchaîna Fridobec.
- Nous travaillons sur des hypothèses, continua VV. Nous allons bientôt y voir plus clair.
- Très bien, j'espère que ce ne sont pas que des paroles en l'air !

Le procureur quitta la salle puis les hommes finirent la pizza et l'épisode commencé. Aucun ne parvenait pas vraiment à se concentrer sur la fiction. Qui avait pu tuer cette jeune femme ? Francis Heaulme était-il toujours en prison ? Et si Patrick Dils avait fait un tour dans la région ? Qui sont ces Kiki et Alex ? Tant de questions qui auraient besoin d'une réponse après la sieste réglementaire jusqu'à 15h.


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