Tous Les Haricots Ont Une Fin

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Alchi_
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Messagepar Alchi_ » 28 févr. 2009, 02:54

Ici, tu peux poster tout ce que tu veux, et surtout la suite de ta story.
Et personnellement, j'aime me branler, donc le smiley de bebert ne me gène aucunement, rien me gène sauf certains trucs dont je vais éviter de parler ici, sinon les petits plaisantins vont s'empresser de me les mettre devant la figure.
"Explore des terres vierges comme Fourniret."

Gerard Gerbix

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Messagepar Gerard Gerbix » 28 févr. 2009, 09:23

Le deuxième episode, ce sera par MP sur francemanager, avec commentaires là-bas dans le topic. :D

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Jack Peine à jouir
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Messagepar Jack Peine à jouir » 28 févr. 2009, 17:34

T'es sérieusement sérieux ?
---> Tout point pris n'est plus à prendre

Gerard Gerbix

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Messagepar Gerard Gerbix » 28 févr. 2009, 18:06

En fait, j'en sais rien mais je pense que c'est une éventualité qui tient bien la corde...

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Jack Peine à jouir
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Messagepar Jack Peine à jouir » 28 févr. 2009, 19:09

OK, j'avais lu de travers et donc loupé l'intérêt des
[quote="philoumihadrian"]... commentaires là-bas dans le topic. :D[/quote]
---> Tout point pris n'est plus à prendre

Gerard Gerbix

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Messagepar Gerard Gerbix » 02 mars 2009, 20:02

[font="Georgia"]Bureau d'Eddie Karali, Cannes, 02 juillet 2007 16h30

Eddie Karali est un homme très riche. Il a donc pu s'offrir le club de l'AS Cannes pour une bouchée de pain. Mais il n'y connait rien en football, le pauvre. En as du management, il a eu une idée de génie. Faire une tournante d'entraineur, chacun dirigeant 10 matches. A l'issue de la saison, le (ou les) meilleurs seront reconduits pour 10 matches supplémentaires l'année suivante, alors que le moins bon sera jeté aux lions dans l'arène de Nîmes.
Aujourd'hui, il reçoit un postulant pour les 10 premiers matches.

La porte du bureau s'ouvre discrètement.

-Monsieur Fridobec, entrez donc, ne soyez pas timide! Prenez donc place.

Fridobec s'avance dans la grande pièce et s'assied, le dos calé contre le dossier et les mains croisées sur ses jambes.

-Monsieur Fridobec! Quel plaisir de vous voir! Vous savez pourquoi vous êtes-là?
-Heu, ben oui... Pour l'entretien d'embauche pour le poste d'entraineur!
-C'est exact, vous avez une sacrée mémoire!


Une jeune femme, brune, de belle allure, entre sans frapper dans le bureau!

-Vous connaissez déjà Sylvie, mon assistante?
-Je l'ai aperçue en entrant, oui.
-Bonjouw monsieuw Fwidobec, enchanté de wous connaitwe.
-Excusez Sylvie, elle aime bien prendre l'accent pour faire genre!


-Alors, monsieur Fridobec, on est d'attaque?
-C'est vous qui voyez...
-Et ben, allez-y, présentez vous, soyez pas timide! Faisons plus ample connaissance!
-Très bien, je m'appelle Jean-Michel Fridobec, je suis né le 15 mars 1982 à Cha....
-NNNNNNNNOOOOOOOOONNNNNNNNNNNNN! Monsieur Fridobec! Pas de ca avec moi! C'est quoi ces manières de mythomane, hein, c'est quoi?
-Heu, je ne sais pas, que voulez-vous dire?


-SYLVIIIIIIIE! Ciseaux.
-Hein, quoi, mais...


Sylvie sort une paire de ciseaux de sa poche et empoigne la longue chevelure de Monsieur Fridobec.

-Hé, mais qu'est-ce que vous faites?


SCHLAK! SCHLAK! SCHLAK! Trois grands coups de ciseaux viennent rafraichir la nuque de Frido.

-Je répète ma question que je n'ai d'ailleurs jamais posé, monsieur Fridobec. Votre date de naissance?
-Heu, c'est à dire... Le 15 mars 1972...
-AIE AIE AIE! Monsieur Fridobec, quelle insolence!


-SYLVIIIIIIIE! Tondeuse.


Même opération que précédemment. L'assistante d'Eddie Karali bloque Fridobec en lui exécutant une clé de bras au cou. Et avec sa main droite elle attaque la tonte.

-Alors Monsieur Fridobec! On fait moins le malin, hein? VOUS ALLEZ ME REPONDRE OUI OU MERDE?
-Très bien, oui, je suis né le 15 mars 1962 mais arrêtez cette machine, je vous en supplie.
-Sylvie, time out.


-Bien, reprenons. Monsieur Fridobec, qu'avez-vous regardé hier soir après la Star Academy?
-Je vous demande pardon?
-Vous m'avez très bien compris, petit asticot, alors ne faites pas l'innocent! J'ai horreur des gens qui disent: « Oui, mais heu, non, je sais pas, heu, c'est pas vrai ». Alors, REPONDEZ!
-Heu, j'ai regardé une émission sur la reproduction des otaries en milieu hostile sur Arte...
-Hahahahahahahahahaha! Vous avez donc vu la difficulté de l'otarie mâle lorsqu'il veut insérer son engin dans sa femelle alors que celle-ci est toute sèche, forcément, on est en milieu hostile! Hilarant, n'est-il pas?
-Heu, oui, si vous voulez...
-Mais ce reportage est indigne de la télévision! Indigne! Vous savez pourquoi? Parce qu'ils ont occultés l'essentiel, les sujets qui fâchent! J'ai bien dit: occulté et je pèse mes mots! Si vous ne connaissez pas le sens de ce mot, Sylvie peut vous ramener un dictionnaire.
-Je crois avoir compris, Monsieur Karali.
-Très bien. Et savez-vous ce que j'entends par l'essentiel? Non, vous ne savez pas, bien évidemment. Vous gobez tout ce qu'on vous raconte et ne cherchez pas à approfondir la question. Vous voulez que je vous dise, monsieur Fridobec? Vous avez bien raison.

-Bon, je suppose que vous avez un peu étudié l'équipe que vous êtes susceptible d'entrainer, n'est-ce pas?
-A vrai dire, oui, j'ai amené ici mon petit cahier qui conclue que le mieux serait de jou...
-Vous voulez un jus de tomates?
-Heu, c'est à dire, oui, pourquoi pas.
-Sylvie, ma douce, deux jus de tomates avec une rondelle de citron, vous êtes bien mignonne.


-Vous disiez?
-Le mieux serait de jouer en 5-3-2 monsieur Karali.
-NOOOOOOOOOOOOOOOOON! ENCORE! SYLVIIIIIIIE!
-Mais, euh, je ne comprends pas...
-C'est une honte! Une honte! Voire même un scandale! Comment osez-vous me faire une entourloupe pareille? A moi! Hein, comment?
-Ben, c'est à dire...
-C'est à dire rien du tout, monsieur Fridobec. Vous me prenez pour un imbécile, pour un con ou alors le premier venu mais je vais vous montrer de quel bois je me chauffe!
-Je ne sais pas, je ne...
-Absolument, vous avez raison, j'utilise de l'olivier. C'est un bois très dur qui permet une longue combustion tout en dégageant très peu de fumée. Exactement le contraire du sapin, par exemple, que je déconseille, sauf exception, l'arbre de Noel qui a perdu toutes ces épines, hop, on peut le bruler, mais point trop n'en faut, faudrait voir à pas encrasser la cheminée, hein!
-Très bien, monsieur Karali.
-Mais pourquoi quelque soit l'équipe que vous entrainez, le cahier sort toujours le 5-3-2? Hein, expliquez-moi! Que ce soit avec Sedan, le PAOK ou même avec Neuchatel, c'est toujours pareil! Alors, dites-moi la vérité, je vous en supplie de tout mon coeur Le cahier est-il truqué?
-Non, pas du tout, c'est tout simplement une coïncidence.
-SYLVIIIIIIIIIIIE! Ca vient ce jus de tomates, merde, à la fin?
-J'awwive monsieuw Eddie, j'ai du aller acheter les citwons, on en await plus en stock.
-Ah ben c'est malin. Dites-moi, Sylvie, ma mie, quelle est la punition réservée aux cahiers truqués?
-Mais enfin, puisque je vous dis que...
-Je ne suis pas suw, monsieuw le diwecteuw, mais je cwois que le coupable doit faiwe une pawtie d'osselets avec la pewsonne la plus pwoche de lui.
-Oh, comme c'est dommage pour moi, c'est vous la plus proche. Alors Sylvie, vous me ferez le plaisir de jouer avec monsieur Fridobec.
-Bien patwon.
-Alors, monsieur Fridobec, éclaircissons certains points. Quel genre de coach êtes-vous? Je veux dire, plutôt offensif, défensif? Hein, dites...
-Je pense être un coach plutôt équilibré.
-Mwahahahahahahahahahahaha! C'est la meilleure. Continuez, vous êtes très drôle. Mwahahahahahahahahahahaha.


Eddie Karali décroche son téléphone alors que Fridobec essaie tant bien que mal d'expliquer sa mentalité de jeu.

-Allo, Gérald Dahan, Karali à l'appareil! Tu connais la meilleure?
-Hein? Tu viens de la lire quelques lignes plus haut?
-Elle est bien bonne, hein? C'qu'on se marre, c'est pas croyable.


CLAC!

Eddie Karali se penche par dessus le bureau et approche son visage de celui de Fridobec en simulant un smack.

-Vous savez que vous me plaisez, monsieur Fridobec?
-Heu, oui, d'accord, mais pas trop prêt, tout de même.
-Ca vous dirait de sauter la p'tite Sylvie?
-Heu, non, pas trop, je sais pas...
-COMMENT! Répétez un peu que ma Sylvie, ma douce, ma mie, mon assistante, ma confidente, la prunelle de mes yeux est un gros laideron! Allez-y, répétez!
-C'est pas du tout ce que je voulais dire, monsieur Karali, Sylvie est très jolie!
-Ah ouais, c'est comme ça, hein, tu veux te taper ma femme, petit saligaud! Des pervers dans ton genre, j'en bouffe tous les matins. Ah, vous me dégoutez monsieur Fridobec!
-Ecoutez, je...
-C'est d'accord. Vous pouvez la sauter mais vous me laissez mater, ok?
-Oui, comme vous voulez monsieur Karali, mais ne vous énervez pas.
-Tope-là, signez ici, vous êtes embauchés sur le champ, monsieur Fridobec. Vous dirigerez votre première séance d'entrainement demain matin, et samedi, c'est le premier match, soyez confiant!

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Madoff
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Messagepar Madoff » 02 mars 2009, 21:16

pff, il préfère balancer la suite chez les autres avant, sale lache.
2Pac died because he lived the thug life. This 6 pack is going to die because I live the chug life.

Gerard Gerbix

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Messagepar Gerard Gerbix » 02 mars 2009, 23:17

[font="Georgia"]Promenade de la Croisette, Cannes, 27 aout 2007, 23H15

Jean-Michel Fridobec termine sa petite virée quotidienne sur le bord de mer. Il aime ca, marcher au frais. Ca lui a été conseillé par Isabelle, sa diététicienne, paraît que ça fait du bien à la circulation du sang dans les guiboles.

Il est est donc là, peinard, quand une mercedes break de couloir noire, freine violemment à sa hauteur. Deux hommes en sortent expéditivement, empoignent Fridobec chacun d'un coté, et le jette dans l'allemande qui redémarre aussi sec.

-Monsieur Fridobec, quel plaisir de vous voir!
-Mais, monsieur Karali, que se passe t'il?
-Tut tut tut! Pas de chichis entre nous.


Eddie Karali crapotte un gros cubain dont la fumée transforme la merco en sauna sud-américain. Fridobec est stupéfait par cette situation. Il est à l'arrière du véhicule, entouré de Karali et d'un de ses agresseurs. Le deuxième est à l'avant, sur le siège passager.

-Monsieur Fridobec, laissez-moi vous dire que je suis extrêmement déçu.
-Mais??? Pourquoi donc? L'équipe tourne bien, il me semble, nous sommes troisièmes après cinq matches, que voul...
-Tut tut tut... Vous connaissez Clovis?
-Le fils de Childeric? Oui, vaguement... Un roi, un truc dans le genre, il me semble, non?
-Laissez moi vous raconter une petite histoire, mon cher... En mars 508, Clovis, de retour d'une de ses innombrables batailles victorieuses, prit exceptionnellement la parole devant son peuple. Selon vous, quelle était la teneur de son discours?
-Hum, je ne sais pas. Bravo les gars, on a encore gagné?
-Sottise! Clovis eut ses simples mots: Je suis déçu. Et vous savez pourquoi?
-Non, je ne sais pas, peut-être parce qu'il avait espéré une victoire plus franche.
-Ignorant! Clovis était déçu parce qu'il avait remarqué que la ceinture de chasteté de son épouse avait été forcée. Il considérait, à raison, que l'infidélité de sa femme l'émouvait plus qu'un triomphe sur le champ de bataille.
-Très bien, c'est une histoire très noble, monsieur Karali.
-Vous voyez où je veux en venir?
-Non, pas vraiment. Auriez-vous quelques soucis avec votre épouse?
-REGARDEZ-MOI CA!!!!!


Eddie Karali jette un magazine à la figure de Fridobec.

-Mais...mais... c'est moi sur la couverture!!!

Fridobec fait la une du magazine people Voilou.

-Je vous en prie, lisez à haute voix, que mes amis entendent...
-Heu... Page 6: Exclusif: L'aventure de Jean-Michel Fridobec avec la femme de son patron! Mais, c'est n'importe quoi!
-Allez-y, regardez à l'intérieur et poursuivez la lecture!
-Ok... Jean-Michel Fridobec n'aura pas mis longtemps à s'intégrer dans la jet-set cannoise. Comme le montre la photo de notre reporter, une idylle est née entre Fridobec et Sylvie Karali, l'épouse du richissime Eddie Karali. Les deux tourtereaux se retrouvent régulièrement au domicile de Fridobec ainsi qu'au club « Le booba houla club », propriété de Jean-Claude Constantine, le rival d'Eddie Karali. En connaissant le caractère bien trempé de Karali, nous pouvons être certains que cette aventure amoureuse n'a pas fini de defrayer la chronique. Mais c'est scandaleux! Je ne fréquente pas Sylvie! Vous ne pouvez pas croire ces ragots, monsieur Karali!
-Prenez à droite, Hans.
-Où allons-nous?
-Vous verrez, je vous réserve une petite surprise. J'ai horreur des fêlons dans votre genre, monsieur Fridobec.
-Mais enfin, je vous jure sur la tête de Luis Fernandez que cette histoire est inventée! La photo date de l'entretien d'embauche, nous avons quitté l'immeuble ensemble, mais regardez, nous sommes à dix mètres l'un de l'autre, on s'ignore complètement, vous parlez d'une romance!
-Tut tut tut... Allez-y, justifiez votre traitrise.
-M'enfin, c'est pas possible, c'est un cauchemar!
-KAAAAAAAAARL! Concombre.
-Oh non, monsieur Karali, je vous en prie, je tiens trop à ma virginité. Ne me faites pas ça. NON!!!


Eddie Karali prend le concombre dans ses mains, l'observe sous tous ses angles, la caresse délicatement. Fridobec est livide et commence à suer à grosses gouttes.

Puis Karali croque le concombre à pleines dents. Soupir de soulagement de son voisin.

-J'adore manger du concombre frais lorsque je suis contrarié, ça me détend.... Ca y est... Nous voilà arrivés.... HAAAAANS!, stop.

La mercedes s'arrête prêt d'un hangar désaffecté. Tout le monde descend et entre dans le bâtiment. Une personne attend à l'intérieur. C'est Sylvie.

-Inutile que je vous présente, monsieur Fridobec. Vous connaissez votre maitresse, n'est-ce pas?
-Mais...madame Sylvie, dites-lui que cette histoire est abracadabrantesque.
-Je cwois qu'il ne faut pas nier la wéwité, mon Jean-mimi. Il est necessaiwe de tout avouer à monsieuw Kawali.
-Mais c'est insensé! Je suis innocent! Vous m'entendez? INNOCENT!

-Allo Patrick Bruel? Karali à l'appareil. J'aurai besoin d'un petit conseil... Laisse moi t'expliquer la situation... blablabla...Fridobec...blablabla... saute ma Sylvie en douce... blablabla...pas avouer.... blablabla... Est-ce que j'ai une tenaille sous la main? Mais bien évidemment, quand même, j'ai du savoir vivre... blablabla... Comment? Répète, j'ai pas bien entendu, ça grésille... A la 7ème dent arrachée, si il n'avoue pas, c'est qu'il est vraiment innocent? Ok, entendu. Merci Pat'
.

Fridobec est à deux doigts de se pisser dessus. Il tente de reculer mais Hans et Karl l'empoignent fermement. Il n'y a aucune échappatoire pour lui.

-Non, pas les chagnottes! Je vous en conjure, faites moi tout ce que vous voulez mais pas les chicots! Chatouillez-moi sous les pieds avec de la plume d'oie, brulez-moi les tétons avec un mégot ou alors tirez-moi les oreilles, mais surtout, pas les chagnottes! Non, pas les chagnottes!

-Sylvie, ma douce, ma mie, mon oisillon des îles, vous avez vu monsieur Fridobec à poil si vous avez baisé, n'est-ce pas? Alors, décrivez-le moi...
-Oh ben, il a un sexe de taille standawt, mais d'un assez gwos diamètwe. Et enowmément de poils pubiens.

-C'EST FAUX! La voilà la preuve de mon innocence! Ca fait trente ans que je m'épile en ticket de métro! TRENTE ANS!


Fridobec baisse son pantalon et montre à l'assistance son pubis épilé proprement, avec un léger liseré de forme rectangulaire.

-REGARDEZ! REGARDEZ! Elle prétend que je suis poilu de la bite! Mais regardez, c'est faux! C'est bien la preuve que je suis innocent! Youhou! Tralalalalalalalalalalère!

Fridobec exécute quelques pas de danse maladroits en tournant sur lui même.

-Tous dans la voiture! Exécution! Sauf vous, monsieur Fridobec.

La joie de Frido s'estompe, il redevient inquiet. Il se dit qu'avec Eddie Karali, il faut s'attendre à tout, et ca l'effraie.

-Je le savais, monsieur Fridobec, je le savais... Sylvie est mythomane de naissance, c'est génétique. Je n'ai jamais douté de vous, vous savez, mais j'ai préféré m'en assurer, vous comprenez?
-Oui oui, mais bon, j'ai vraiment eu peur ce soir...
-Vous savez, comme le dit le poète: « Quand l'eau de la rivière monte, les poissons mangent les fourmis. Et quand l'eau de la rivière baisse jusqu'au fond, les fourmis mangent les poissons. » Méditez cette pensée, monsieur Fridobec, ça pourra vous être utile dans le futur.
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Gerard Gerbix

Tous Les Haricots Ont Une Fin

Messagepar Gerard Gerbix » 08 mars 2009, 02:03

Villa d'Eddie Karali, Cannes, 22 septembre 2007, 23h30

DING DONG!

-Ah, bonsoiw monsieuw Fwidobec! Nous désespéwions de wous woiw. Nous n'attendions plus que wous!
-Bonsoir madame Sylvie, excusez mon retard, je suis resté un peu avec les joueurs pour leur faire mes adieux. Je suis si triste de partir.
-Ne wous en faites pas, Eddie wa wous consoler ce soiw.


Eddie Karali organise une petite réception pour le départ de Jean-Michel Fridobec. En effet, il a terminé ce soir ses 10 matches et va être donc remplacé, conformément à la règle fixée en début de saison.

-Ah! Monsieur Fridobec! Enfin vous voilà! Entrez donc, ne soyez pas timide!

Fridobec est en effet un peu intimidé par cette soirée. La grande villa, une centaine de personnes, la plupart de la jet-set, un grand luxe opposé au milieu social modeste dont il vient.

-Tenez, prenez un vittel-kiwi et laissez moi vous présenter quelques amis!

Il y a là du beau linge. Des stars internationales! Marie Myriam, Richard Gotainer, Dick Rivers, Georges-Alain de la Star-Ac, Bernard Menez, Christine Bravo, Tatayet ou encore même le chanteur d'East 17! Seul Demis Roussos a du décliner l'invitation, il est en pleine préparation de son nouvel album!

-Quelle belle soirée! Quelle belle soirée! Mais quelle belle soirée!

Tiens, y'a même Michou qui est là, ça valide donc officiellement le caractère jet-set de la fête!

Fridobec sert des pognes, taille vite fait le bout de gras, mais il commence à s'emmerder sévère. Heureusement, un rayon de soleil! La petite blonde assise sur une chaise avec le regard vide de la gonzesse qui attend de se faire accoster! Ca sent à plein nez l'opportunité de tirer une petite crampe avant de repartir en Champagne-Ardenne!
Mais il ne veut pas faire n'importe quoi. Ca l'emmerderait de se prendre une remballe dans le nez. Et surtout, ca le ferait grave chier que ce soit encore une copine d'Eddie Karali à laquelle il est interdit de toucher. Il a survécu jusque là, c'est pas pour se faire trucider maintenant.

-Monsieur Karali, je peux vous poser une question un peu gênante?
-Je vous en prie mon p'tit Jean-mimi, mais appelez moi Ed, on est entre nous, voyons! Qu'est-ce qui vous tracasse?
-La demoiselle assise là-bas a l'air de s'ennuyer un peu, vous ne trouvez pas?
-Ah Nina! Mais c'est ma soeur! Je vous en prie, allez tailler un morceau de bavette avec elle, ca lui fera plaisir!
-Vous avez une soeur très mignonne, monsieur Kar... euh, Ed...
-Ah ah, elle vous plait? Vous pouvez même la ramener chez vous, mon p'tit si elle est consentante! Ce serait un réel plaisir de vous voir heureux tous les deux!
-Merci, monsie...Ed...
-Je vous sers un vittel-kiwi?
-Non merci, ca ira.


Fridobec est proche de l'indigestion avec tous les vittel-kiwi qu'il s'est deja ingurgité. Mais il est heureux de la confiance toute nouvelle qu'Eddie Karali lui accorde.

-Mademoiselle, excusez-moi de vous déranger, je m'appelle Jean-Michel Fridobec, et je me demandais si ca ne vous dérangerait pas que je m'assoie à vos cotés pour discuter un peu.
-Oh oui! Ca alors! Ca me fait plaisir de parler à quelqu'un. Vous aimez la grande musique, monsieur?
-Heu... c'est-à-dire...oui... Qu'est-ce que-vous entendez par grande musique? Genre Patrick Fiori, des trucs dans le genre?
-Patrick Fiori? Qui est-ce? Un compositeur italien? Laissez-moi deviner...hum...je dirais 19ème siècle? Un disciple de ce grand Giuseppe Verdi, peut-etre... Quoique, vous me mettez le doute...
-Non non, c'est un chanteur corse.
(Mais qu'est-ce qu'elle me raconte?)
-Ah ah, j'étais pas très loin. Quelle tonalité? Baryton, Tenor?
-Alors là, vous me collez, ma p'tite dame.
-Vous aimez Mozart? Quel génie! Sa symphonie numéro 25 en sol mineur est d'une délicatesse! Vous ne trouvez pas?
-Euh, oui, sans doute...
(ah ben merde alors, je comprends pourquoi Karali me l'a foutue entre les pattes, trop content de s'en débarrasser de cette connasse)
-Vous êtes un homme absolument charmant, monsieur Fridobec.
-Je vous en prie. Mais moi, la musique, c'est le vendredi soir à la télé, après, je suis pas trop connaisseur.
-Il y a tant de choses à apprendre de la musique classique. Toutes les émotions sont au rendez-vous. Il y a une telle puissance que vous pouvez vous retrouver transporté dans un espace temps infini! Quel exaltation sublimissime!
-Je veux bien vous croire
(faut vite que je trouve une excuse pour dégager de là, ca devient relou)
-Ca vous dirait qu'on aille tirer un coup vite fait?
-Heu... c'est à dire... je sais pas...oui... sans doute
(alors là, si je m'attendais. Je suis tellement scié en deux que je sais même pas si je vais arriver à bander)
-Venez, ma chambre est à l'étage.

Et voilà Fridobec tout heureux d'aller sauter la petite Nina Karali. En même temps, avec le petit cul rebondi qu'elle a et les tétons qui pointent, il a plutôt intérêt être joyce.

6 minutes plus tard... (dont 4 pour monter et descendre les escaliers)

-Ah, mon p'tit Jean-mimi, je vous cherchais partout! Où étiez-vous donc passé?
-Votre charmante soeur s'est permise de me faire visiter votre super villa, monsieur Karali.
-Je voulais vous présenter à votre successeur, quand même, c'est la moindre des choses. Par contre, je vous préviens, il est quelque peu émêché, alors, faites gaffe, hein, n'allez pas le provoquer inutilement.
-Ne vous en faites, je sais me tenir.


-Vous connaissez déjà monsieur Fridobec? C'est un grand entraineur, il a quand même réalisé une performance de 18 points, c'est vraiment pas mal.
-Quoi? Qu'est-ce qu'il y a? Qu'est-ce que tu veux? Tu me cherches?
-Monsieur Fridobec, je vous présente votre remplaçant, monsieur Jean-Jacques Jack.
-ENCUUUUUUUUUUUUUUULE!

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